Chronique : Junjô Romantica Vol.1
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Type : Yaoi
Auteurs : Shungiku NAKAMURA
Editeur : Asuka
Prix de vente : 7.69€
Nombre de tomes France : 10 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 16 (en cours)
Date de parution : 27 janvier 2011
Pitch :
Misaki espère intégrer une université prestigieuse et, pour améliorer ses résultats, il a réussi à convaincre un ami de son grand frère, le célèbre écrivain Akihiko Usami, de lui donner des cours particuliers. Mais ce génie excentrique, qui vit seul dans un gigantesque appartement, se montre vite entreprenant. Misaki découvre alors un autre visage de son professeur, celui d'un homme romantique et passionné. Et retrouvez aussi les aventures de Nowaki et Hiroki dans “Junjô Egoist” !
Chronique :
Ce manga comporte trois histoires différentes (Junjou Romantica avec Usami et Misaki, Junjou Egoist avec Hiroki et Nowaki et Junjou Terrorist avec Miyagi et Shinobu qu’on ne voit pas dans ce premier tome) plus ou moins liés entre elles, certains personnages se connaissant : Usami et Hiroki étant des amis d’enfance, ce dernier travaillant comme assistant de Miyagi dans l’université où Misaki étudie et on voit par moment Shinobu y passer. Dans ce premier tome, on retrouve alors 2 chapitres de Junjou Romantica et Junjou Egoist : le tout commence par Misaki ayant des résultats plus que médiocre mais s’acharne tout de même à vouloir aller à la fac M. En rentrant chez lui, il aperçoit son frère Takahiro dans une position plus que compromettante avec Usami Akihiko, plus couramment appelé Usagi, le célèbre auteur à succès. A cause de ses résultats médiocres, son grand frère l’envoie donc chez Usagi qui va lui servir de tuteur et c’est là que Misaki va découvrir les romans BL que l’écrivain écrit sous un autre nom. Il y voit dedans tous les fantasmes entre Usagi lui-même et Takahiro. Il va donc être furieux et entrer dans la chambre d’Usagi pour lui en dire le fond de sa pensée, mais se retrouvera littéralement masturber de force en fin de compte. On y découvre donc au fur et à mesure le côté complètement excentrique d’Usagi ainsi que son admiration pour les familles de classe moyenne, étant lui-même le stéréotype même de l’enfant riche. C’est lors de l’anniversaire de Takahiro que ce dernier présente sa fiancée, brisant alors le cœur d’Usagi qui l’aimait depuis des années. Misaki s’énerver et entrainer Usagi dehors sous prétexte d’acheter des bouteilles. Il va alors se mettre à pleurer en voyant qu’Usagi a bel et bien le cœur brisé et l’écrivain va donc voir son amour changer, touché par les larmes de Misaki. Quant à Junjou Egoist, on est 6 ans en arrière, avec Hiroki Kamijou qui est en pleine peine de cœur, ses sentiments envers Usagi n’étant pas partagé. Il est donc dans un parc en train de ruminer ses souvenirs avec lui quand il fait la rencontre avec Nowaki Kusama, qui va être chamboulé par le visage d’Hiroki en larme. Nowaki va au final le harceler pour devenir son tuteur afin de pouvoir réussir les examens de remise à niveau et pour entrer dans l’université qu’il convoite. Au fur et à mesure et à force de persévérance, Hiroki va au final accepter et les choses se passent plutôt bien. Mais un jour, Nowaki lui déclare son amour et confie qu’il l’aime depuis le premier jour. Il va donc se suivre une longue histoire d’amour mise à l’épreuve par différents obstacles !
J’ai acheté les tomes de Junjou Romantica car j’avais déjà vu l’animé et que j’en étais tombé follement amoureuse. Déjà, l’animé est plus soft pour ce qui est des scènes à caractères sexuelles, et j’ai plusieurs fois rougis en voyant certaines scènes. (Où est passé mon innocence ? Comment ça envolé et enterré depuis un bon moment ?) J’ai pourtant été un peu déçu de ce premier tome. J’aime toujours autant l’histoire et l’humour de l’auteur, ainsi que les clichés de l’enfant riche stéréotypé qu’incarne Usagi malgré lui qui me font bien rire. En soit, j’ai apprécié le manga. Pourtant, on sent que c’est les débuts de l’auteur (Junjou Romantica étant la cinquième série de Shungiku Nakamura en 4 ans) bien que l’idée soit très bonne en elle-même. J’ai eu aussi un problème sur le fait que Misaki se laisse un peu trop faire. Dès le départ, il se fait masturber de force (Et encore, ce n’est pas la seule fois…) et il n’a pas l’air d’être plus choqué que ça, s’énervant seulement sans vraiment rien faire. De plus, les sentiments entre les deux personnages progressent vraiment vite, bien que le choix de l’auteur soit de faire un manga sur justement la relation entre les personnages. Misaki est borné sur le fait qu’il n’aime pas Usagi alors que c’est le contraire, Nowaki change vite de personne quand il sait que Nowaki l’aime. (Pareil pour Usagi, et pourtant, les deux aimaient depuis plusieurs années !) Mais au final, ce n’est pas si mal, puisque cela devient très vite plutôt mignon à mon goût.
Quant au dessin, il faut dire que je ne l’aime pas dans ce premier tome. J’ai été très vite déçu puisque j’ai aimé le trait de l’anime qui est plutôt unique à mon avis. Mais le dessin des cheveux est grossièrement fait, les corps complètement disproportionnés et bon sang ! Par moment je n’arrive même pas à comprendre ce qui est dessiné sur une case et je suis obligé de me concentrer pour voir que c’est un simple décor ! De plus, la découpe des cases est plutôt mal faites, et on ne comprend pas trop les sauts de temps qu’il y a : par exemple je n’ai su qu’avant que Junjou Egoist se trouvait 6 ans en arrière de Junjou Romantica en faisant une simple recherche, bien qu’on comprend un peu que ce n’est pas au même moment puisque Hiroki est déjà maître de conférence dans Junjou Romantica. En fin de compte, le tout est plutôt maladroit et c’est bien dommage.
Pour l’édition, il n’y a pas grand-chose : un sommaire, une postface, et puis c’est tout. L’auteur nous présente son ours Suzuki, le model de l’énorme Suzuki de Junjou Romantica. Par contre, en enlevant la couverture, on a une mini histoire sur la relation entre Takahiro et Misaki du point de vue d’Usagi, et on y voit d’ailleurs à quel point Misaki était idiot, et ce depuis tout petit. J’ai bien ris en le lisant d’ailleurs ! Il y a juste une chose que je ne pardonne pas, c’est la traduction qui a été faites : les phrases comme « T’es moche, quand tu pleures. » ou même « J’ai voulu que tu sois mon prof parce que j’avais flashé sur toi. », ça me refroidit complètement…
Pour finir, ce premier tome de Junjou Romantica est assez décevant dans le sens où les dessins, certaines traduction qui laisse à désirer, le découpage des cases et le mauvais travail sur le temps gâche l’histoire qui en elle-même pas si mal. Pourtant, on apprécie l’humour de l’auteure pour la répartie des personnages bien que la traduction peut laisser par moment à désirer. Ce tome est donc un mauvais départ pour ceux qui n’ont pas vu l’animé et qui ne savent pas à quel point cette série est géniale !


