MENU

Les lectures de la semaine S16E01

  • L'équipage Nakamanga
  • LefoutoirdeB

Bien le bonjour la populasse, comment qu'ils vont ? Premier article de l'année qui va vous proposer quelques rapides reviews de titres que j'avais lu encore fin 2025, mais dont je n'avais pas eu le temps de vous faire les reviews. J'entre pas dans le détail pour le coup, c'est vraiment pour liquider le fond qui restait en attente et qui méritait tout de même deux, trois mots. Lezgo pour les soldes d'hiver!!

 

"Moscow 2160" Vol.1, de KUMO & KOTARO, chez Kurokawa. 

 

On ouvre le bal avec "Moscow 2160" de KUMO et KOTARO chez Kurokawa. Un titre en cours de parution au Japon avec trois tomes et qui voit revenir le scénariste de "Goblin Slayer", licence hautement apprécié des fans. On bascule ici dans un Moscou rétro futuriste dans lequel un mercenaire aura diverses missions à remplir en évitant bien évidemment de passer l'arme à gauche. J'ai foncé dessus parce que c'est un peu ma came d'apparence, mais au final j'ai été un peu déçus. En effet, je n'ai pas trouvé que le titre sortait du lot d'une façon ou d'une autre, vraiment le genre de titre que je dis "moyen". Attention, rien de péjoratif, simplement, le job est fait, sans pour autant innover ou annoncer quelque chose qui le propulserait en hit. Le déroulement de l'histoire est assez classique, on va de mission en mission avec un petit fil rouge en fond. La mise en place permet de faire connaissance avec les personnages, eux-même ne sortent pas vraiment du lot, ça se laisse lire, mais qu'il s'agisse de cette partie ou des graphismes, il manque le petit truc pour vraiment déclencher quelque chose. C'est plutôt bien rythmé en revanche, on ne s'ennuie pas sur la lecture de ce premier opus, on a le droit à de belles scènes d'action, ce qui est toujours un plus. Graphiquement le constat est le même comme je le disais, le trait est fin, détaillé, mais le chara-design est assez quelconque et les compositions n'ont au final que peu d'impact sur la lecture. 

 

Scénario : 2.5/5

Graphisme : 2.5/5

Ma note : 5/10

 

D'apparence c'était un titre qui allait me boter, dans la pratique ça ne m'aura pas emporter plus que ça. Qu'il s'agisse de l'histoire, des personnages ou des graphismes, c'est correct, mais rien d'innovant ou qui m'a fait péter mon crane. On notera tout de même le bon rythme, quelques phases (notamment d'action) intéressantes, les fans de "Goblin Slayer" devrait s'y retrouver à condition qu'ils acceptent un tout autre univers. 

 

 

"Stranger Things : Le voyage" OS, de MORECI & HRISTOV, chez Mana Books. 

 

On file un coup chez Mana Books pour la parution d'un nouveau titre de la licence "Stranger things". Passé spécialiste dans l'édition de titre de la saga, l'éditeur nous propose donc un nouveau titre qui porte donc le total à douze désormais. Ici l'on va suivre deux groupes d'individus voyageant à bord d'un bateau en direction de la Russie. Rapidement un problème de taille va se poser, une cargaison un peu "particulière" va commencer à transformer les membres de l'équipage en cadavre. Je fonce sur les titres par pur fanatisme vous vous en doutez, mais depuis le début j'ai été agréablement surpris par la qualité de certains de ces one-shot. C'est toujours un peu la loterie sur ce type de spin-off on peut avoir quelque chose de très bien, comme de catastrophique. "Le voyage", est plutôt dans la catégorie positive puisqu'il nous propose un huis clos poisseux dans les cales d'un bateau avec un équipage qui devra faire face à l'une des créatures emblématique de la série, le Démogorgon. C'est plutôt bien mené dans l'ensemble, même si du côté scénario c'est assez basique et que la créature est finalement interchangeable avec n'importe quelle autre créature, un alien, un predator, un gremlins, un lapin enragé ou un castor zombie, le résultat aurait été le même (avec plus ou moins d'effrois et d'impact en fonction de la bestiole). La formule est académique, suit les codes du genre et accouche donc au final d'un titre qui se laisse lire, mais qui ne brille pas par son originalité ou ses personnages emblématiques. Graphiquement c'est un petit niveau au-dessus, on a des planches assez efficaces, l'ensemble s'inscrit parfaitement dans le style de la licence et apporte un côté angoissant par moment que j'ai bien apprécié. On notera quelques petits clins d'œil rapide à de grosses licences cinématographique, j'ai trouvé ça sympa (même si gadget). 

 

Scénario : 3/5

Graphisme : 4/5

Ma note : 7/10

 

Un stand alone qui propose un huis clos angoissant et poisseux à base de Démogorgon, de cadavres, lors d'un voyage entre les Etats-Unis et la Russie. C'est réussi dans l'ensemble, notamment grâce à des graphismes et planches efficaces. Côté scénario, c'est assez basique, la formule fonctionnerait avec n'importe quelle créature! 

 

 

"Weekly" OS, de CANALES & RIGANO, chez Dargaud.

 

Il y a parfois des spin-off que l'on n'attend pas du tout, c'est le cas de "Weekly", qui vient étendre l'univers de l'excellent "Blacksad" (que je ne peux que vous recommander fortement) et nous propose une origin story du très futé Weekly (d'où le titre). Nous allons donc suivre le jeune Dustin (futur Weekly) qui va tenter tant bien que mal de trouver un petit job, si possible en rapport avec la photo sa passion. Bien évidemment, la jeune fouine tombera dans une histoire bien sombre dans laquelle il viendra mettre son grain de sel! Que vous dire si ce n'est que ce one-shot est tout simplement excellent. On retrouve l'ensemble des ingrédients qui font le succès de la série mère, du polar, de l'humour (noir souvent), des personnages charismatiques, mais surtout des sujets aussi intéressant que bien traités. Petite parenthèse pour notifier que l'on peut lire ce titre sans avoir connaissance de la licence, un parfait point d'entrée capable de vous menez à succomber aux charmes de "Blacksad", mais aussi et plus simplement capable d'être un excellent point d'entrée à l'univers de la bédé. Evidemment que le personnage de Dustin apporte un ton différent et de l'humour (c'est pour cela qu'il a été crée au départ, contrebalancer notre ami félin), néanmoins l'on s'aperçoit rapidement que cette histoire ne sera pas la foire et n'est pas ici pour faire beau. Non, on met les mains dans le cambouis et l'on va dégotter une histoire qui s'inscrit parfaitement dans la veine de ce que nous propose la saga jusqu'ici. Aussi dans cette Amérique des années cinquante, on parlera d'intégration, de censure (le comics code authority) et tout cela tournant évidemment autour de l'histoire familiale de notre cher Weekly. Histoire aussi lourde que magnifiquement traité, qui ne tombe jamais dans le patho et qui fait vraiment office de point central dans cette aventure, brodant autour narrativement et proposant une enquête de qualité une fois de plus. On retrouve l'univers anthropomorphique, avec aux manettes graphique RIGANO, l'italien qui s'en sort plus qu'honorablement en proposant un trait un peu plus rond, qui se différencie de GUARNIDO, sans pour autant dénaturer l'univers et dénoter. On a le droit à des planches bien fournit, avec pas mal de détail aussi bien à l'avant qu'à l'arrière des cases, de beaux contrastes sont offert et la mise en page est plus qu'efficace. Je valide à fond! 

 

Scénario : 4/5

Graphisme : 4.5/5

 Ma note : 8.5/10

 

Le genre de spin-off qu'on apprécie. Bien pensé, bien écrit, bien dessiné, qui n'en fait pas trop, mais qui permet d'étendre l'univers d'une série et surtout de mettre en avant un personnage sans en faire des caisses. Weekly, c'est un gros oui! 

 

 

"Emerging" OS, de Masaya HOKAZONO, chez Kurokawa.

 

Un retour un peu surprise, puisque "Emerging" est de retour aux éditions Kurokawa avec cette fois un gros mastard qui servira de tome unique. Le manga de Masaya HOKAZONO, nous propose de suivre une pandémie et le développement (et enrayement) de celle-ci. Ce manga nous met donc face d’un virus. Ici le virus est inconnus et c’est ce qui le rend encore plus effrayant même les médecins et les spécialistes sont pris au dépourvu et sont perdu. En lisant Emerging une question nous passe par la tête : Comment réagirions-nous si une telle chose se produisait en France et que ferait notre gouvernement ? (on a quand même quelques indices maintenant que l'on a vécu le Covid)  Ici le milieu médical est critiqué. Ils ont beaux avoir des locaux aseptisés, la population peut- être prudente, mettre des masques pour éviter les microbes, ils se retrouvent démunis face à une catastrophe de ce genre. La grandeur japonaise est ici représentée avec ses buildings que l’on voit à travers différent dessins qui montre l’immensité de Tokyo. Cette immensité nous montre le nombre impressionnant de victimes que pourrait créer un tel virus. Tout au long du manga, nous voyons le manque de moyens financier qui affaiblis le japon dans le domaine médical. Ce dernier est dominé par les Etats unis. L’auteur ne nous épargne rien. On voit les yeux injectés de sang, les pustules sur le corps, le sang jaillir de tous les orifices. Les giclées de sang sont dessinées avec légèretés, il les rend vivante. On craint à chaque éclaboussure et à chaque personne qui tousse d’être contaminé, le fait que le virus soit dessiné dans le manga, que l’on le voit se multiplier dans l’atmosphère pour contaminer les unes après les autres des personnes qui ne se doutent de rien y est pour beaucoup. Les personnages ont tous leur propre caractère. Le professeur onodera est un homme doué mais peureux et on attend d’un médecin qu’il soit rassurant et pas pris de panique. Son collègue Sekiguchi est lui tout le contraire, il est calme et réfléchi, il a de l’aplomb. Quand à Mori son côté maladroite et niaise (elle aime un virus) mettent de la fraicheur et de l’humour dans le manga. La conclusion est peu être abrupte, mais vient tout de même clore correctement le récit. Côté édition, assez déçu par la proposition de Kurokawa pour le coup, l'éditeur qui habituellement soigne bien ses titres et là, j'ai envie de dire...quel est l'intéret?! On a certes un effort sur la jaquette, mais il ne s'agit finalement que d'un tome double, qui ne s'en cache même pas puisqu'on retrouve les clés de compréhension, biographie de l'auteur en plein milieu du tome (qui correspond à la fin du tome un originel). C'est pas fifou. On a un gros bonus qui a été ajouté sur le quartier de Shinjuku, de très bonne facture, mais qui n'a strictement aucun rapport avec le titre en lui-même. Incompréhension totale de ce qu'à voulu faire l'éditeur avec cette réédition et qui pour le coup n'est pas à la haute. 

 

Scénario : 4/5

Graphisme : 3/5

Édition : 1/5

Ma note : 8/15

 

Un titre que j'avais lu jadis et cette relecture post-covid permet un tout autre regard. Très appréciable dans son ensemble et rondement mené par HOKAZONO (même si la fin semble un peu précipité), si vous n'avez pas encore découvert "Emerging" vous pouvez foncer, c'est fort! 

 

 

"ODR" Vol.1, de Maxime TRUC & LOCASS, chez Kana.

 

Je l'attendais avec impatience ce premier opus (sur deux) de "ODR", une création originale de chez Kana, avec aux manettes Maxime TRUC et LOCASS. Direction la Scandinavie de jadis pour y suivre la rencontre aussi atypique que sanglante entre une jeune fille muette et un berserker retraité. Que vous dire après lecture si ce n'est que je suis mi-figue, mi-raisin en finalité. Ouep, d'une part je pense qu'il aurait été mieux pour une fois de publier soit un unique "mastard" ou simultanément les deux tomes tant l'histoire ne me semble pas faite pour être fragmenté (on parle d'un tome dispo en octobre 2025 et je crois que l'autre sera pour l'été 2026, inutile de vous dire que le premier opus, voir le titre lui-même sera déjà aux oubliettes pour la majorité des lecteurs au vu de la cadence infernale proposée par les éditeurs). D'ailleurs, je n'ai pas saisi non plus l'intérêt du grand format (je crois que c'est juste l'effet de mode et pour remplir la besace à 13.25€), qui met surtout en avant les défauts graphiques dont je vais maintenant parler.  J'ai trouvé la partie graphique moyenne, un manque de nuances sur certaines planches très sombres ce qui casse à mon sens la fluidité de la lecture et d'un autre côté d'autres planches très vides. Alors, je sais bien que c'est probablement voulu, mais je n'ai pas eu le sentiment que c'était parfaitement maitrisé (parce que faire du minimaliste oui, mais si c'est mal fait, c'est compliqué). J'ai en revanche apprécié le soin apporté aux chara-design et aux planches qui dans l'ensemble sont très détaillés à l'image de certain décors. Du côté de l'histoire, cette première partie est neutre j'ai envie de dire, sans être mauvais, mais ni bon pour autant. L'histoire ne sort pas vraiment du lot, ressemble à pas mal d'histoire du même type que l'on a déjà pu voir sous divers supports et au final, j'ai bien peur que le fait d'avoir scinder en deux le titre et l'attente entre soit fatale pour un titre qui n'aura pas été aussi marquant que ce à quoi je m'attendais. Dommage.

 

Scénario : 3/5

Graphisme : 3/5

Ma note : 6/10

 

Le genre de titre sur lequel j'aurais bien souhaitez la parution simultanée des deux tomes ou bien d'un tome tome unique. En l'état il me manque un petit truc, je n'ai pas trouvé une originalité particulière, quand bien même cela est correct. A voir donc...

 

 

"Cervin" Vol.1&2, de Kousuke HAMADA, chez Pika.

 

On termine ces soldes avec "Cervin, le roi oublié" chez Pika. Un titre de Kousuke HAMADA en cours de parution au Japon avec sept volumes et qui va nous faire suivre un "road trip" père/fille assez spéciale. En effet, suite à une bataille perdue, un Roi et sa fille s'échappent de leurs fiefs, mais non sans payer un lourd tribu, la princesse perd l'ensemble des souvenirs liés à son paternel et se retrouve donc à voyager avec un "garde du corp".  Je n'attendais pas grand chose de ce titre, je vous le confesse, mais ce fût une agréable surprise finalement avec une orientation intéressante de l'histoire, le twist de la fille perdant l'ensemble des souvenirs liés à son père est vraiment intelligent et très bien utilisé, reste cependant à voir ce qui en sera fait sur la durée (les bonnes idées on en voit souvent, faire révéler leurs plein potentiel...c'est pas toujours le cas). Les premiers chapitres sont solides, le décors est planté rapidement et l'avancement de l'intrigue ce fait aussi sur un bon rythme, si bien que l'on ne s'ennuie pas durant la lecture. Les personnages sont suffisamment attachants pour que l'on en est quelque chose à faire de leurs sorts, notamment grâce à une relation décrite avec soin et qui permet à la mayonnaise de prendre. Vraiment très curieux de voir la direction que prendra cette aventure par la suite. Un mot sur les graphismes, un peu bourrus, c'est le terme qui me semble coller le mieux, pour autant ça reste tout de même agréable à l'oeil, même si pas transcendant. 

 

Scénario : 4/5

Graphisme : 3.5/5

Ma note : 7.5/10

 

J'ai trouvé ces premiers opus assez original, j'ai envie de lui mettre une tape dans le dos pour l'encourager. Attention, reste à voir ce que l'auteur en fera par la suite et s'il ne gâche pas le potentiel du titre avec ce qu'il a mis en place sur ces premiers chapitres.

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Equipage en place depuis 2011  -  Hébergé par Overblog