Les lectures de la semaine S16E03
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Je sais, c'est la traine totale, mais comme dit, je suis sur un projet perso en ce moment qui me prend beaucoup de temps en plus du boulot, donc mon rythme de lecture est assez bizarre. Voici tout de même de quoi vous alimenter en nouveautés. Vous trouverez "La 13éme piste" ainsi que "Rai Rai Rai" chez Ki-oon. Un saut chez Glénat pour "The Regalia of the Underdog" et on finira par "Hitman's Fave" chez Kurokawa.
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"La 13e Piste" Vol.1, de Kei SANBE, chez Ki-oon.
Le petit loulou Kei SANBE est de retour, je pense qu'il ne nous lâchera jamais. C'est Ki-oon qui propose sa nouvelle série (presque un mangaka maison donc ils vont pas le lâcher) en cours au Japon avec six volumes. Toya et Haru viennent d'emménager avec leurs fils Ao dans une toute nouvelle maison. Ce dernier ayant de graves problèmes de santé, ses parents tentent de lui rendre sa vie la plus heureuse possible. Tout roule pour le mieux, jusqu'au jour ou Toya découvre une mystérieuse carte postale annonçant une tragédie...puis une autre. Sont rôle serait-il de les stopper? Voilà de quoi il en retourne sans trop vous spoiler je pense. On le sait maintenant depuis le temps qu'on bourlingue dans le manga, Kei SANBE est un as des séries à suspens et il compte bien nous le démontrer une fois de plus. Une mise en place de l'histoire et son intrigue aux petits oignons, on ne perd pas vraiment de temps et on entre rapidement dans le vif du sujet comme à son habitude. Les personnages n'ont pas une caractérisation exceptionnelles, mais le mangaka parvient tout de même à les rendre suffisamment attachant pour que l'on s'inquiète de leurs sort et je crois que c'est le plus important. Concernant l'intrigue en elle-même, on a ce qui semble être un avant-gout de la phase finale dès les premières pages, avant de retourner en arrière et d'établir l'histoire proprement. Une façon de faire qui n'est pas inédite ou innovante, mais qui fait son petit effet et qui ouvre directement l'appétit du lecteur avide de suspens et de mystères. C'est peut-être l'une des qualités premières de SANBE, il dégage une impression de facilité lors de la lecture, alors qu'il y a un gros boulot derrière. Je ne met pas le max sur la notation parce qu'on a quand même quelques twists que l'on voit venir et sur la partie graphique on a toujours ce manque de variété dans le chara-design. Autrement, c'est très solide graphiquement et notamment sur la mise en page et le découpage qui viennent ajouter au suspens. Il sait une fois de plus parfaitement maitrisé cet aspect là et offre des scènes régalades en plus de certaines planches vraiment très belles.
Scénario : 4.5/5
Graphisme : 4.5/5
Ma note : 9/10
❤️
Toujours un plaisir de retrouver Kei SANBE!
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"Rai rai rai" Vol.1, de YOSHIAKI chez Ki-oon.
C'était un peu la surprise du chef, l'arrivée en France de "Rai rai rai" de YOSHIAKI. Un titre en cours de parution au Japon avec six volumes que nous ramène les éditions Ki-oon. Un titre qui a son petit succès au Japon et qui est même recommandé par ONE et KOTOYAMA notamment. Alors quid de ce titre qui s'annonce comme un ovni? L'on va suivre le quotidien de Sumire, fait partie d'une entreprise chargée d'exterminer les extraterrestres les plus inoffensifs. Car oui, une guerre a opposé les humains aux extraterrestres et évidemment certain sont encore présent sur Terre. La jeune fille va se retrouver malencontreusement avec un guerrier assoiffé de sang en elle. Sera-t-elle capable de le maitriser et de continuer à mener une vie normale?! On part donc sur ça et je dois bien avouer que ce premier volume a été assez clivant pour ma part. Il y a du potentiel, l'univers est plutôt bien maitrisé et se met en place tranquillement, bien évidemment vous l'aurez compris, c'est très wtf et il faudra bien adhéré au délire pour tenir la lecture. Si j'aime bien les titres décalés, je dois dire que le mix "Ranma1/2" / "Dorohedoro" a moyennement prit sur moi. La caractérisation des personnages est assez basique pour le moment et je dois reconnaitre que je n'ai pas particulièrement réussi à m'y attacher. Il en est de même sur la partie graphique que j'ai trouvé assez légère. Certaines scènes notamment celles d'action sont très chouette et bénéficient d'une bonne mise en page bien dynamique. Sur les passages tranche de vie c'est déjà un peu plus mou et moins maitrisé. J'ai vraiment du mal à me positionner sur le titre pour le moment, je pense attendre le suivant pour vraiment trancher.
Scénario : 3/5
Graphisme : 2.5/5
Ma note : 5.5/10
Une introduction mi-figue, mi-raisin. Un univers sympa avec du potentiel et assez wtf. Des graphismes un peu léger et une caractérisation des perso très basique. Du bon et du mauvais, ça mérite une lecture du second opus pour se positionner définitivement et trancher.
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"The Regalia of the Underdog" Vol.1, de SHINACHIKU chez Glénat.
Dans le monde impitoyable de l'édition, il faut parfois faire des choix et des choix très rapide. Ainsi, voilà que l'on se retrouve avec l'arrivée de "The regalia of the underdog", un titre qui n'a que deux petits volumes disponibles au Japon. L'on retrouve SHINACHIKU, ancienne assistante de sa majesté HORIKOSHI (MHA) et que l'on avait déjà pu retrouver en France avec notamment "Le fossoyeur" et "Pygmalion" (chez Komikku). Une autrice prometteuse et qui revient donc ici pour une nouvelle série. Alors, perso, je ne l'attendais pas particulièrement, mais je dois dire qu'une fois lancée, on était sur l'autoroute de la kiffance. Déjà du côté des graphismes, on part sur un base solide et qui n'est pas sans rappeler son mentor. On a le droit à un chara-design hyper varié, des personnages avec une vraie identité visuelle et surtout qui sont ultra expressifs, ce qui est non négligeable. La mise en page est soignée et s'adapte parfaitement au rythme de la narration, on peut passer de planche très douce et riche en émotion, à des planches nerveuses et dynamique lorsqu'il s'agit de combat. J'ai vraiment adhérer fort à ce que la mangaka proposait. Concernant l'histoire, l'on va suivre le jeune noble Tart, l'un des grands favoris à l'examen permettant de devenir Roi. Né avec une cuillère en argent dans la bouche, ce dernier ne manque de rien, il a les plus beaux fringues, les meilleurs professeurs particulier, les meilleurs équipements. Si quelqu'un lui tient tête? Son père s'en occupe et réglera le problème de façon radicale. Tout va pour le mieux pour Tart, jusqu'au jour ou il va affronter Figo, un simple roturier qui va lui faire gouter à la défaite. Le monde de Tart s'écroule petit à petit...mais d'une défaite, un Roi ne peut-il pas naitre?! Vraiment, j'ai été plus que charmer par ce premier tome et cette histoire qui pour moi sort du lot et vise à casser un peu les codes du genre. Alors que la majorité des shonen auraient Figo comme personnage principal, ici le lecteur est pris à contre pied. En effet, on a un gars qui a déjà tout, il ne part pas de rien, bien au contraire, mais s'aperçoit qu'avoir tout...ne fait pas tout (vous me suivez toujours?). Loin d'abandonner l'idée de devenir Roi, ce dernier va s'en donner les moyens et partir dans une quête initiatique ou l'auto acceptation sera le point d'encrage. Je le disais avant, on est sur un shonen donc le titre garde forcément une certaine ossature, mais j'ai trouvé ingénieux que SHINACHIKU tente quelque chose de différent. D'ailleurs, le personnage de Tart est juste imbuvable et en mériterait dans sa gueule...des tartes (LOLILOL). On a vite des personnages secondaires qui viennent se greffer et là aussi, la mécanique fonctionne et propose vraiment de bonnes choses. Au final, ce premier tome se lit rapidement, mais met une bonne petite claque, cela fait bien longtemps que je n'avais pas été surpris de cette façon et je dois dire que cela fait bien plaisir. L'ennemi de ce manga? Son rythme de parution. Car oui, si le titre à un potentiel immense (sous réserve que nos amis japonais lui donne sa chance), c'est le rythme de parution. Forcément, lorsqu'un éditeur fait le choix de prendre un titre aussi tôt, cela joue obligatoirement sur le rythme de parution qui sera très très lent (le second opus est annoncé pour juillet). En tout cas, je serais au rendez-vous et je vous recommande vraiment de faire partie de la bande!
Scénario : 4.5/5
Graphisme : 4.5/5
Ma note : 9/10
❤️
Le titre que je n'attendais pas et qui m'a fait kiffer, le voilà! "The regalia of the underdog", savoureux à souhait, prenant le lecteur à contre-pied avec un perso principal qu'on a envie de baffer, une histoire à haut potentiel et surtout une patte graphique des plus expressive. C'est oui!
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"The Hitman's Fave" Vol.1, de Rintaro OSHIMA, chez Kurokawa.
On termine la boucle du jour chez Kurokawa avec la parution de "The hitman's fave" de Rintaro OSHIMA. Il s'agit d'une comédie en cours de parution au Japon avec quatre volumes à son actif. On y fait la connaissance de Endô, un tueur à gage légendaire craint de tous, dont le passe-temps favoris est d'encourager l'idole Kaorin. Il va même jusqu'à abandonner son job pour ça afin de mener une vie "normale". Cela peut-il être si simple? Question pitch, c'est simple et basique, comme disait l'autre. On voit fleurir énormément de comédie de ce genre dernièrement, jouant avec le contraste qui oppose le personnage principal dont l'activité est souvent "obscure" (tueur, mafieux, voyous etc) et l'a rattache à son mode de vie en dehors (famille, enfants) ou son passe-temps décalé comme c'est le cas ici avec les idoles. Evidemment que cela fonctionne à merveille ici, le tueur au sang froid qui devient un vrai fanboy lorsqu'on lui parle de Kaorin, c'est validé. Moi, mon souci avec ce type de récit c'est la durée de vie et la tenue de route. Car souvent, passer quelques chapitres (tomes?!), le soufflet retombe rapidement et l'on tourne en rond. Je ne sais pas si cela sera le cas avec ce titre, ce premier volume ce tient bien, on reprend les codes du genre et l'on joue avec les clichés. D'ailleurs, il faut louer l'une des qualités de ce titre, c'est très dynamique dans la narration et les graphismes. On sent qu'il y a de l'énergie à revendre et ça se ressent lors de la lecture qui est très fluide et qui prend bien. Les personnages principaux dépotent bien, en tête Endô évidemment, mais Kaorin n'est pas en reste et aurait pu être fadasse, ce qui n'est pas le cas. Graphiquement le constat est le même, c'est ok. On est pas sur un titre aux graphismes incroyables, mais le boulot est fait, qu'il s'agisse de scènes de vie ou de castagne, le contrat est respecté et comme je le disait plus haut, c'est très fluide. Le lancement fait le taf, je ne peut pas dire le contraire et je pense que si on est fan du genre, on s'y retrouve très largement (je dirais que c'est à mettre dans le haut du panier dans ce genre). Néanmoins à titre perso, je ne me voit pas lire ce genre d'histoire sur une platrée de tomes, d'autant que souvent il n'y a pas vraiment d'intrigue de fond qui puisse me tenir. Côté édition, c'est dans les standards de l'éditeur, on reste correct sur le ratio qualité/prix.
Scénario : 3/5
Graphisme : 3.5/5
Ma note : 6.5/10
Plutôt chouette dans son genre, mon problème étant que j'ai un souci avec le genre en lui-même. C'est dynamique, plein d'énergie, les perso principaux sont plutôt bien écrit et la patte graphique n'est pas mauvaise. Je pense que quand on adhère au genre, on s'y retrouve très largement. Go Kaorin!!


