Chronique : Your story I have Known (OS)
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Type : Yaoi
Auteurs : Tsuta SUZUKI
Editeur : Taifu Comics
Prix de vente : 8.99€
Nombre de tomes France : one-shot
Nombre de tomes Japon : one-shot
Date de parution : 25 mai 2013
Pitch :
Lycéen, Matsumoto est tombé amoureux de l'ex-petit ami de sa mère, Shibusawa, un yakuza, qui était gentil avec lui. Quelques années plus tard, alors que Matsumoto n'a nulle part où aller, il se tourne vers cet homme dur mais bon. Une histoire d'amour en trois chapitre qui décrit l'évolution de leur relation au fil des ans.
Chronique :
L'histoire principale a assez de potentiel qui a pourtant été mal exploité. On ne pars pas assez en profondeur et les sentiments des protagonistes ne permettent pas de parler à proprement de relation d'amour. Cependant un événement dramatique viendra quand même rapprocher les deux protagonistes. L'histoire aurait du être plus travaillée et selon moi les trois chapitres ''bonus'' sont de trop!
Les trois bonus de fin se veulent originaux mais c'est un flop. Même si Suzuki retranscrit des fantasmes, il n'en reste pas moi que cela n'accroche pas. L'épisode avec le samouraï fantôme est particulièrement ridicule voire surfaite à mon sens. Deux ou trois pages bonus auraient largement suffit. En somme, cela manque de pêche et d'attrait. L'histoire de base aurait vraiment gagné à être plus soignée et rallongée.
Côté graphique, le yaoi est bien dessiné, je n'ai rien à en redire, sauf concernant Haato. Les dessins renvoient à des personnages masculins et virils, ce qui est tout à l'opposé du caractère de Haato. Cependant cela concorde avec le fait qu'il soit le seme – le dominant – dans sa relation avec Shibusawa. Car oui, le gentil Haato est bien celui qui mène la danse! Alors qu'on était en droit de s'attendre à ce que le yakuza soit le plus entrepreneur et averti des deux, l'auteure nous surprend en inversant les rôles de uke et seme.
Pour en revenir aux graphismes, la couverture est quelque chose de crucial pour assurer la bonne vente d'une œuvre. Eh bien pour moi cette couverture ne donne pas du tout envie. Mais je dois tout de même constater qu'elle reflète bien le ton de l'OS et la déception qui l'accompagne.
Je conclurais en disant qu'un tome est amplement suffisant. Cet OS est fade, insipide et le je conseille modérément, car même si la trame principale se veut intéressante, on est très vite dépité en lisant.


