Chronique : Sanctum Vol.1
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Type : Seinen
Auteurs : Masao YAJIMA (scénario) / BOICHI (dessins)
Editeur : Glénat
Prix de vente : 9.15€
Nombre de tomes France : 5 (terminée)
Nombre de tomes Japon : 5 (terminée)
Date de parution : 18 janvier 2012
Pitch :
Suite à un accident de voiture qui a tué toute sa famille, Luna Hazuki, seule survivante, semble avoir passé un pacte avec une créature divine. Sept ans plus tard, alors qu’elle vit tranquillement en Amérique, l’heure du réveil sonne. Mais une question fondamentale demeure : Luna est-elle l’incarnation du Christ… ou de l’Antéchrist ? Sa venue annonce-t-elle la rédemption ou la condamnation du monde ?. Qu’importe pour le Vatican, qui, ne voyant ici qu’une concurrence néfaste à son pouvoir, envoie ses tueurs aux trousses de Luna.
Chronique :
Connu de par chez nous grâce à son blockbuster Sun-Ken Rock publié par Doki-Doki, Boichi revient chez Glénat avec une courte série nommée Sanctum, achevée en 5 tomes.
Première constatation qui frappe à la lecture : l'auteur a des petites habitudes qu'il traine décidément sur toutes ces séries. Ainsi, vous trouverez des scènes de castagnes, et quelques plans fan-services bien présents. On est cependant loin d'un Sun-Ken Rock, rassurez-vous, le propos religieux de cette série s'y prêtant clairement moins.
Niveau histoire, c'est donc de l’ésotérisme un peu tarabiscoté qui nous attend, avec son lot de sociétés secrètes, prophétie et fin du monde, version christique. Largement défriché par de nombreuses œuvres, le sujet n'est donc pas spécialement original, mais demeure efficace dans l'ensemble. On suit donc l'intrigue sans passion, mais sans déplaisir, malgré quelques scènes dispensables. D'autant que l'histoire n'avance guère pour le moment. Les personnages, quant à eux, demeurent largement stéréotypés, malgré les efforts de l'auteur pour les diversifier.
Niveau graphisme, c'est du Boichi pur jus. À savoir un trait extrêmement détaillé sans être trop chargé, puissant et efficace. Les cadrages sont définitivement maitrisés (bien que parfois un peu complaisants), et les quelques scènes d'action parfaitement rendues. L'ensemble est également parfaitement tramé en terme d'ombrages, et de nombreux décors détaillés posent correctement l'intrigue. Difficile de faire des reproches graphiques à l’œuvre, dans l'ensemble.
Le principal souci vient donc du manque d'inspiration de l'intrigue, bien qu'on puisse noter un effort d'originalité.
Celle-ci n'avance d'ailleurs pas énormément. Niveau graphisme par contre, c'est comme toujours largement au dessus de la moyenne et l'on ne peut que laisser sa chance à cette série, par curiosité.


