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Chronique : Pokémon : Noir & Blanc Vol.1 (bis)

http://img.manga-sanctuary.com/big/pokemon-noir-et-blanc-manga-volume-1-simple-48460.jpgType : Shonen
Auteurs : Hidenori KUSAKA (scénario)/ Satoshi YAMAMOTO (dessin)

Editeur : Kurokawa
Prix de vente : 6,70€
Nombre de tomes France : 4 (en cours)
Nombre de tomes Japon :  5 (en cours)
Date de parution : 8 septembre 2011

 

Pitch :


Noir est un garçon un peu étrange qui ne rêve que d’une chose : battre la Ligue Pokémon et devenir le nouveau champion des Dresseurs. Avec ses Pokémon Munna, Gueriaigle et Gruikui, il part réaliser son rêve lorsqu’il rencontre Blanche, une jeune fille dont le métier est agent de Pokémon stars.


Chronique :

 

 

« Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours » disait Marguerite Duras. Pas chez moi apparemment. Lorsque j'ai commenc2 à lire ce premier tome de Pokémon Noir et Blanc, je me suis demandée si je pourrais en faire une chronique. Donner un avis objectif sans avoir un regard d'adulte mais réfléchir comme un enfant d'environ 10 ans (le public ciblé en somme), Je réponds par la négative.


Le soucis de ce tome est qu'il est répétitif à souhait. Voilà maintenant plus d'une décennie que les Pokémons ont envahi l’hexagone (et les cours de récré). Pourtant l'histoire ne se renouvelle pas. Toujours le même schéma. Un jeune garçon prend la route dans le but d'être le meilleur dresseur/vaincre la ligue Pokémon, rencontre des amis, des adversaires, s'entraîne, gagne des combats, en perd d'autre. Il s'améliore au fil du temps, ré-rencontre des adversaire, refait des combats, fait encore des nouvelles connaissances, change de ville etc...etc...à l'infini. C'est aussi innovant qu'une pub Juvamine, et Bill Murray n'est pas au casting,*

 

Noir en plus d'être l'archétype du héros de shonen n'a pas de charisme. Et manque de chance pour lui, il n'a plus l'avantage de la nouveauté. Les Pokémons de cette histoire non plus. C'est du réchauffé.

 

Alors, certes les plus jeunes y trouveront leur compte n'ayant pas soupé du Pikachu depuis 10 ans. Mais les anciens comme moi n'y verrons qu'un support à fric de plus. Et comme bien souvent dans ce cas, la profondeur du scénario est à peu près égale à celle d'un pédiluve. Je me suis ennuyée au possible. Cerise sur le cupcake les auteurs ont estimé que les dialogues n'étaient pas forcément quelque chose de nécessaire, on se retrouve donc, en début de tome, avec six pages sans le moindre mot.

 

 

Graphiquement parlant nous sommes à fond dans les codes du manga jeunesse. Dessins plutôt en rondeurs (pour le côté kawaii), pas très originaux. Même les Pokémons présents sont mignons « sans plus », et ceux censés être bad-ass le sont autant que Tout Grognon dans son bon jour (#Team Bisounours for ever). Le découpage n'est pas piqué des hannetons comme dirait l'autre.

 

L'édition de Kurokawa est sans défaut comme à son habitude. La maison d'édition ne m'a jusqu'à présent jamais déçu, c'est un fait.

 

Pour résumer l'idée globale : Pokémon Noir est Blanc est un cadeau parfait pour vos petit-e-s cousin-e-s à la condition qu'ils n'aient pas dépassé douze ans. Mais en tant qu'adulte je dois bien admettre que la lecture à été longue et douloureuse. Je m'y suis d'ailleurs prise à deux fois pour le lire en entier.

*Ceux qui ont capté la référence à un jour sans fin, je vous envoie un bisous volant

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