Chronique : Le fruit de toutes les convoitises (one-shot)
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Type : Yaoi
Auteurs : Piyoko CHITOSE
Editeur : Tonkam
Prix de vente : 7.95€
Nombre de tomes France : 1 (terminé)
Nombre de tomes Japon : 1 (terminé)
Date de parution : 17 mars 2010
Pitch :
Chronique :
A l'image de la couverture colorée et tentatrice des Éditions Tonkam, « le fruit de toutes les convoitises » pose le problème récurrent du uke* en quête de reconnaissance professionnelle et de
supérieurs véreux prêts à l'utiliser à des fins perverses.
On pourrait croire, à lire le résumé de Tonkam sur la quatrième de couverture, que ce manga yaoi n'est qu'un cliché mille et une fois vu. Ce n'est pas tout à fait faux, mais c'est sans compter
sur la fraicheur et la dynamique unique de la mangaka Piyoko Chitose – dont le style fait partie de mes préférés – qui d'une intrigue minime nous embarque dans un large jeu érotique. Le jeune
héros, Shinobu, tout juste 17 ans – et naïf pour couronner le tout - entre le monde de l'édition en tant qu'illustrateur non sans rencontrer des obstacles de taille, soutenu par son cousin Kouki,
protecteur et amoureux.
Pour tout avouer, ne cherchez pas une quelconque morale ou une fin surprenante dans ce yaoi, tout est « cousu de fil blanc », on amasse les clichés à la pelle, mais on continue la lecture pour le
beau Shinobu et pour savoir si le couple aura le dessus sur la file de pervers qui ne cesse de s'agrandir au fil des pages.
La maison d'édition Tonkam, qui a édité Code Geass ou encore Hellsing, opte avec ce manga pour la fraicheur et la beauté des personnages, à l'image d'un auteur qui a acquis sa renommée en
débutant par des parodies érotiques de Code Geass ou encore Prince of Tennis.
Pour clore le tout, aventurez-vous chez Piyoko Chitose avec une forte envie de voir de jolis corps masculins aux traits fins, de jolis jeunes hommes dénudés, et si vous aimez que le moindre
retournement de situation ne soit prétexte à une scène classée « érotique ». Prenez donc garde, yaoistes amateurs de soft, à la précision des scènes, assez crues et détaillées sur le plan intime.
Un yaoi à lire pour la beauté des scènes hot et non pour l'originalité du scénario.
*Uke = du verbe ukeru, recevoir; désigne le partenaire dominé. Le stéréotype du uke veut qu'il soit vulnérable, naïf et forcément fragile nécessitant la force de celui qui deviendra son seme
pour passer une épreuve.


