Chronique : Dengeki Daisy Vol.11
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Type : Shojo
Auteurs : Kyosuke MOTOMI
Editeur : Kazé Manga
Prix de vente : 6.69€
Nombre de tomes France : 11 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 12 (en cours)
Date de parution : 13 juin 2012
Pitch :
Suite au dernier incident avec Akira, Teru tente de surmonter sa peur et redouble d’ardeur dans ses entraînements. De son côté, Kiyoshi, auprès duquel Rena a confié ses doutes sur l’implication de son fiancé dans la récente agression de Teru, sent naître pour la présidente des sentiments nouveaux. Alors que Kurosaki partageait avec lui son avis éclairé sur l’amour, Morizono invite à déjeuner Teru et Rena avec une insistance plus que suspecte...
Chronique :
Il y a des mangas pour lesquels on a de vrais coups de foudre. C'est mon cas avec Dengeki Daisy. J'avais eu l'occasion de le lire avant sa licence française, le jour de sa sortie je me suis littéralement jetée dessus. Depuis, mon amour pour la série n'a cessé de croître. Je vous l'annonce tout de suite, mon objectivité est quelque peu biaisée. Malgré tout je vais essayer de garder la tête froide pour vous parler de ce volume 11.
Comme à son habitude, Kyosuke Motomi arrive à nous faire rire malgré le ton assez sombre de son manga. Quand on résume, c'est quand l'histoire d'une lycéenne orpheline et pauvre qui se retrouve être la cible de pas mal de criminels et qui est épaulée par un amoureux (non officiel) au passé douloureux. Pas de quoi sortir les cotillons. Pourtant dans ce volume, comme dans les précédents, l'auteur nous épargne la lourdeur dramatique. Entre autres grâce à son héroïne. En effet Teru n'est pas une jeune fille ordinaire. Elle a un sacré caractère et une combativité à toute épreuve. Elle est consciente de ses faiblesse mais plutôt que de se laisser abattre, elle donne le meilleur d'elle-même pour les surmonter. (C'est à ce moment que j'ai envie de crier « Youpi, pas de pleurnicheries inutiles »). Bien sûr il lui arrive de verser une larme ou deux, mais dans sa situation quoi de plus normal ?
Deuxième atout : Kurosaki (prononce Kurosakiiiiii ! avec des petits cœurs dans les yeux) Le mangaka a beau le tourner en dérision une page sur deux, le type a un charisme de fou. Il gère les situations périlleuses avec classe, et même s'il se fait régulière vanner par son équipe, il reste le pilier de la bande.
Le sujet lui même est peu hors normes pour un shojo. D'accord l'héroïne est une (très jeune) adulte, mais le monde du hacking n'est pas à proprement parler un sujet qui ferait battre le cœur (et bouillir les hormones) du public visé. Et pourtant...la vulgarisation du sujet nous permet de ne pas être trop paumé tout en gardant un vocabulaire propre au milieu.
Le trait est un peu forcé mais le sujet tient la route. Bien entendu, dans la vraie vie, il nous paraîtrait impossible que ce genre de péripéties se produisent, pourtant l'ensemble reste plausible (et puis bon, ça reste un manga !).
Pas mal d'humour également, avec entre autre la réplique désormais culte pour tout lecteur de la série « Sois chauve Kurosaki » Sorte de running gag mais qui fonctionne toujours. Il est récurrent mais pas lourd, contrairement à d'autres (suivez mon regard...)
De tome en tome, le mangaka s'améliore. On sent que la plume est plus sûre, le trait plus précis. Une bonne maîtrise des expressions rendent les regards lourds de sens. De même que les scènes comiques font leur petit effet grâce aux visages totalement déformés des protagonistes. Un bon découpage assure la fluidité du récit.
Rien à signaler au niveau de l'édition. C'est propre.
J'ai vraiment essayé d'analyser objectivement ce tome, et j'espère avoir réussi. Il est difficile de chroniquer une série que l'on adore. Nous avons toujours tendance à gommer les défauts et nous voiler la face quand un volume est moins bon. Néanmoins je peux vous assurer que ce n'est pas le cas ici. Dengeki Daisy est réellement une bonne série. Je vous incite vivement à la lire. Elle a l'avantage de mêler romance, action, psychologie et humour. Je vous conseille de l'acheter...mais je vous préviens : Kurosaki est mien ! (rire diabolique)


