Chronique : Love is the Devil Vol.6 (FIN)
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Type : Shojo
Auteurs : Pedoro TORIUMI
Editeur : Soleil
Prix de vente : 6.99€
Nombre de tomes France : 6 (terminée)
Nombre de tomes Japon : 6 (terminée)
Date de parution : 2 avril 2014
Pitch :
Fille d’une famille aisée, mais souvent seule, Haruru suit ses cours dans un lycée pour filles, voisin d’un établissement privé renommé pour garçons. Afin de lui permettre de progresser en cours et pour veiller sur elle, sa mère a embauché l’un de ces élèves pour devenir son majordome. Bien qu’issu d’une noble famille, le jeune Ribon accepte de prendre en charge Haruru, laquelle craque complètement pour son charismatique butler. Mais derrière le sourire de ce dernier, il semble y avoir bien plus que de la servitude et rien ne laisse deviner qui est réellement le maître…
Chronique :
Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de commencer cette série qui, rien qu'à la lecture du synopsis, semblait s'annoncer comme étant un shojo beaucoup trop « girly » (voir, simplement trop jeune) pour moi. Bref, j'en ai tout de même lu les 6 tomes et ça a été, sans surprise, une très grosse déception. Il faut savoir que Love is the devil est présenté comme un shojo de genre romance / suspense. Autant niveau romance, on est plus que servi, mais alors niveau suspense... J'ai envie de vous dire : WTF !?
Durant les 5 premiers tomes, on suivait notre très chère héroïne Haruru aux prises de son diabolique majordome Isshin, qui se faisait un plaisir de la faire tourner en bourrique, lui faisant miroiter de possibles sentiments amoureux à son égard alors qu'il n'en était rien.
Au début de ce tome 6, Haruru a pris une grande décision concernant son choix d'orientation : devenir designer ! De prime abord, c'est assez surprenant sachant qu'elle n'a jamais parlé d'une quelconque passion pour la mode / les vêtements durant toute la série, mais on comprend pourquoi quand elle explique que c'est pour mieux rester collée aux basques de son Isshin adoré, la famille de ce dernier travaillant dans ce domaine. Si ce n'était que ça, mais Haruru nous agace plus d'une fois dans ce dernier tome : durant une soirée, elle rencontre l'ami d'une amie qui s'avère être homosexuel, chose qui surprend au plus haut point Haruru, ignorant jusqu'à alors qu'un garçon pouvait aimer un garçon ! Bref, elle en devient affligeante comme pas permis.
Vous l'aurez compris, Haruru est le personnage de shojo stupide par excellence, la nana à laquelle le lecteur voudra coller quelques baffes : à mon sens, l'auteur a un peu trop insisté sur le côté candide et nunuche de ce personnage, le rendant presque caricatural. Et concernant Isshin, il ne relève pas franchement le niveau : tyrannique au possible avec sa maîtresse, il en fait parfois un peu trop, ce qui en devient ridicule ; on ne sait d'ailleurs pas à la toute fin de l'oeuvre s'il se contentait juste de lui pourrir l'existence ou si dans le fond, il nourrissait de sincères sentiments amoureux. L'auteur nous laisse présager durant toute l'histoire que Isshin a un côté sombre et mystérieux, on s'attend donc à une révélation finale surprenante (c'est peut être ici que l'on peut parler de « suspense » ?) mais il n'en est rien, la série se concluant de manière assez shojoesque, sans aucun intérêt.
Certains passages se veulent humoristiques, mais le scénario étant déjà au ras des pâquerettes, ces scènes n'en sont que plus fades.
Niveau graphisme, rien de bien folichon, ça reste du shojo pur et dur dans la plus grande tradition : des bg en veux tu en voilà, des personnages aux yeux disproportionnés et des petits cœurs un peu partout.
En somme, un dernier volume assez décevant même si je n'attendais plus grand chose de la série, Love is the devil est un shojo que je ne conseille pas à moins que vous cherchiez une lecture des plus légères (extra light je dirai même), avec une héroïne bien nunuche et une conclusion vraiment sans saveur.


