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Le "crush" de la semaine : Host Club

Le coup de cœur de la semaine nous emmène dans une école un peu spéciale qui est le lycée cerisier et orchidée. Vous avez donc deviné : nous allons du coté de host club le lycée de la séduction. Après deux œuvres passées inaperçus, Bisco Hatori signe ici son premier vrai succès. Le manga composé de 18 tomes s’est récemment terminé au Japon et s’est classé 3ieme tout genre confondu. En France, seul le dernier tome manque à l’appel (pas de date de sortie pour l’instant). Le succès a été immédiat, ce qui explique qu’il ait été souvent dans le top 10.

 

Mais qu’est donc un host club ? Au japon, les host club sont très fréquent. Ce sont des établissements qui emploient des hommes de compagnies pour le plaisir de ces dames. Bien sur, ces hommes sont très beaux et permettent d’assouvir tous les fantasmes, par la parole bien sur !

 

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Bisco Hatori à transposer cette idée a un lycée, quel est donc le résultat ?

 

On suit l’histoire d’Harui  un jeune prolétaire (pauvre dans notre langage a nous), qui intègre un lycée de renom grâce à ses notes et l’obtention d’une bourse. Pour réviser, il cherche donc une salle vide, mais la, en ouvrant la salle de musique n°3, sa vie va basculer. Derrière, le "cercle d’hôtes" du lycée, un groupe de cinq jeunes garçons qui vendent leur beauté et procurent du rêve aux étudiantes riches et oisives.

 

 Voulant échapper à ces personnes, il brise malencontreusement un vase qui signera sa perte. Celui-ci d’une valeur inestimable va faire de lui le « petit chien » de ce club hors du commun. Mais derrière cette allure négligée se cache un secret qui mettra en émoi le club : Harui est biologiquement une fille……

 

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Archétype du shojo déjà vu ?

 

Pour ne pas vous mentir, il n’y a rien d’innovant ou d’exceptionnel dans l’histoire. L’auteur reprend les principes basiques du shojo. Une jeune file au milieu de beaux jeune, ce n’est pas sans nous rappeler Parmi eux. Mais cette fois-ci, l’héroïne est intelligente.

 

L’histoire se déroulant dans une école, le décor est planté.

 

Tout est basé sur les personnages au caractère bien différents. Tout d’abord, Tamaki le président beau gosse, riche, beau parleur, idiot dans toute sa splendeur alias « the King ». En effet, sa candeur ou sa stupidité à  vous de voire,  fait que lors de la disparition de son nounours celui-ci dessine toutes ces affiches a la  main au lieu de les photocopier.

Viens ensuite, Kyoya le trésorier du club, un être aussi froid que la pierre, intelligent et parfois machiavélique. Comme tous les intellos, il cache ses sombres idées derrière ses lunettes, et reste le plus fidele ami de Tamaki.

 

Les fans ne yaoi ne seront pas déçu car l’auteur à penser à eux par l’intermédiaire des jumeaux Hitachin. Ces jumeaux taquins et farceurs jouent sur leurs liens pour nous présenter le fantasme incestueux yaoi, ce qui ne manquera d’en émoustiller certaines.

 

Un autre duo forme ce club qui nous fait penser à Laurel et Hardy tant ils sont différents. Hani qui représente l’homme enfant nous fait penser à un certain Momiji dans fruit basket. Celui-ci aime les gâteaux, les choses kawai, mais  est un grand champion de karaté. Avec lui, Mori qui se pli en quatre pour son ami, et ne dit pas un mot. Comme Hani, c’est un grand champion.

 

Les personnages sont des clichés. Ce qui fait l’originalité du scenario est la manière d’amener les choses. Bisco Hatori va jusqu'à caricaturer les classiques, ce qui amène de l’originalité, et donne un cocktail explosif de rire et de fou rire.   

 

 

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Mais quand est-il du dessin ?

 

Le dessin n’est pas très travaillé. Comme a l’image de l’histoire, tout est fait avec simplicité. Les dessins sont peu remarquables au début, il y beaucoup de problèmes anatomiques. Au fil des publications, on remarque qu’il colle parfaitement aux personnages. Ils sont très agréables à regarder. Pour ceux qui ont déjà lu du Bisco Hattori notamment avec Senen No Yuki, ils remarqueront que l’auteur garde le même style, et reprend les mêmes codes. Les expressions sont d’une justesse et permettent d’appréhender toutes les émotions. Les transformations en SD sont à mourir de rire.

 

Au final, l'auteur s'améliore tellement à chaque tome qu'il n’y a finalement peu de points communs entre le tome 1 et le tome 17.

 

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Panini a-t-il était a la hauteur de se succès ?

 

Sans suspense, la réponse est : pas du tout. La traduction laisse a désiré. Non seulement, celle-ci est mal faite, les textes des personnages sont inversés, les noms sont écorchés, voir déformés, et enfin les niveaux scolaires ne sont pas respectés. Sur les derniers tomes, notamment le 16, l’histoire est incompréhensible!

 

Une autre chose a déploré est le changement de couleur des couvertures qui n’existe pas dans l’original. Les cinq premiers sont roses, puis bleus, puis ne cesse de changer pour chaque tome paru dans des couleurs pas franchement flatteuses.Il est dommage de voir le plaisir du lecteur gâché par un manque de professionnalisme.

 

 

 

Ce mangas est certes un shojo, mais ce qui marque le plus cette œuvre serait les mots d’humour et drôle. Il est donc accessible à tout le monde. Le coté romantique et amour existe, mais est relayé au second plan. Cependant les derniers tomes ne ressemblent plus aux premiers qui étaient pris sur un ton frivole. La fin de l’histoire approche et Bisco Hattori nous montre toute l’étendue de son savoir faire pour passer du rire aux larmes. Les émotions s’entremêlent et nous emportent : l’amour reprend donc ces droits.

 

En bref, une histoire fraiche qui permet de passer un bon moment. Pour prolonger le plaisir, l’anime existe aux éditions Kaze. Ne soyer pas déçu car l’anime fait du H.S mais reste fidele a l’esprit du manga.

 

Il est toujours triste de voir une série se terminé, mais il permet a certains de la commencer sans avoir à attendre.

Il n’existe pas une bonne raison pour ne pas le commencer. De plus, le rire est bon pour la santé, alors FAITES VOUS PLAISIR !!!

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