Chronique : La main droite de Lucifer Vol 1 (bis)
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Type : Seinen
Auteur : Naoki Serizawa
Editeur : Ki-oon
Prix : 7,65 €
Nombre de tomes en France : 1
Nombre de tomes au Japon : 6 (série terminée)
Date de parution : 13 juin 2013
Pitch : Quand Yû Katsumi rentre de trois années passées en Afrique dans une ONG, c’est un médecin qui a rompu son serment d’Hippocrate : enlevé par la guérilla locale, il a été contraint de tuer pour ne pas l’être. Depuis son retour au Japon, il n’est plus qu’un marginal au bras droit tatoué à l’image de Lucifer qui passe ses journées à boire, taraudé par le remords…
Après une nuit particulièrement agitée, il se réveille dans la clinique du Dr Minamoto, un établissement un peu particulier qui soigne non seulement les sans-abris et les nécessiteux, mais aussi, pour financer le reste, un nombre
non négligeable de membres de la mafia. Le jeune médecin a beau s’être juré
de ne plus pratiquer, il va s’avérer délicat de leur refuser son aide…
Avis : Malgré ce que le titre aurait pu laisser suggerer, nous ne baignons pas dans le domaine du fantastique. Rien que du
réaliste. Nous faisons connaissance avec Yû, jeune médecin ayant arrêter de pratiquer suite à un traumatisme. Dès les premières pages, nous découvrons son passé de médecin volontaire dans une
ONG. Lors de sa mission, le pays où il se trouvait à vécu une guerre civile et le jeune homme s'est retrouvé otage.
Je m'attendais à un truc dans ce genre, mais en fait non
Rapidement, les raisons du rejet de sa profession nous sont expliquées. Nous le retrouvons donc au Japon où il passe ses soirées à se saouler pour oublier (mauvais technique mec!)
En gros, c'est pas la joie, et je suis prête à parier qu'un soirée avec lui doit être aussi passionnante que de regarder le curling à la télé (enfin vous pouvez être fan de curling...je ne vous juge pas). Ce quotidien de fifou va être bientôt être perturbé. Sans spoile, ça va parler de sang, de perforation de rate, de coup de couteau et de soucis de couverture sociale. (ouais au Japon la CMU n'existe pas).
Bref, nous allons assister à la reconstruction psychologique de Yû. Nous aurons des révélation sur la naissance de sa vocation. Il va aussi cotoyer un panel improbable de patients, tous plus en galère les uns que les autres.
Une journée comme une autre à l'hôpital
Ce manga, même si centré sur le personnage de Yû apporte une petite critique sur le fonctionnement de la société japonnaise. Comme dit plus haut, les soins même les plus basiques coûtent une blinde. Les populations les plus démunies ne peuvent avoir accès aux soins. Même se faire soigner un simple rhume, pour une personne sans couverture maladie est un véritable obstacle. Cette facette du Japon est peu représenté dans les mangas. C'est un regard critique que le mangaka pose sur son pays. Ça change un peu, cette objectivité sur son pays. En général dans les mangas, nous assistons plus à des éloges totalement subjectives.
Un peu ma tête devant le nationalisme jap'
Gros big-up au dessin. Ils sont réalistes, collent particulièrement à l'ambiance. Il sont beaux tout en dégageant ce côté un peu cra-cra que l'on a tendance à associer aux bas quartiers. Et le tatouage ! Mais qu'il est beau ! Je veux le même.
La main droite de Lucifer est un vrai coup de cœur. Dans ma tête je le classe dans la même catégorie qu'Ascension. Les (anti)héros de ces mangas se ressemblent assez d'une certaine façon (mais bon, il y en a un plus sociable que l'autre quand même). Je vous conseille donc vivement de le lire. Sachant qu'il n'y a que six volumes, vous ne prendrez pas trop de risque à vous lancer dans la série. Il y a peu de chances que l'auteur s'embourbe dans des passages inutiles.
See U


