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Chroniques du jour

Au menu aujourd'hui, rien de moins que la chronique du tome 1 du légendaire "Yuyu Hakusho", du cinquième opus de "Blazer Drive" et pour finir un petit point sur le premier volume de la réedition "deluxe"de "Family Compo".

 

210977.jpg.BIG.jpgYuyu Hakusho Vol.1 :

 

TOGASHI savait-il en débutant sa série que plus tard elle deviendrait un hit incontournable ?! Il y a fort à parier que non.

 

Parlons de l’histoire, qui ne casse pas trois pattes à un canard. On retrouve une galerie de personnage très « cliché » : le héros « bad boy », l’amie « potiche », le « rival ». Cela étant  gardons à l’esprit que le manga date de 1990. Si certains personnages semblent « déjà-vu », il s’agit plus de « modèles » que de « copies ». Comme dit plus haut l’histoire elle-même n’a rien de vraiment exceptionnelle, elle est même monotone. Très peu d’action, beaucoup de blabla, quelques leçons de vie, du surnaturel. Certains seront rapidement ennuyés de ne pas avoir d’action, d’autres seront ravis de voir l’auteur établir ses bases.

 

Concernant les graphismes, qui en vingt ans ont pris un coup de vieux.  Alors je vous arrête tout de suite, c’est loin d’être moche, l’ensemble reste vraiment correct. Ce n’est pas la meilleure époque de l’auteur, mais c’est tout de même très beau. Très peu de décors (pour ne pas vous dépayser des derniers « Hunter X Hunter »), mais un travail très soigné sur les personnages et sur la mise en pages.

 

Concernant l’édition de Kana, c’est une catastrophe et les progrès de l’éditeur depuis sont flagrants. Une police d’écriture affreuse, des inversions de pages et cerise sur le gâteau l’effet « typex » pour effacer les textes d’origines.

 

Un premier tome qui de nos jours aurait du mal à faire son trou. L’auteur utilisant une narration peu dynamique. Si ce tome ne casse pas la baraque, la suite mérite amplement de s’attarder sur la série.

 

Blazer 5-kurokawa SBlazer Drive Vol.5 :

 

Alors que la série touche bientôt à sa fin au Japon (le neuvième et dernier tome étant prévu pour mai), ce cinquième tome de Blazer Drive débarque dans nos librairies.


L'attaque de la Kirinkai terminée, c'est un petit temps mort que nous propose l'auteur dans ce cinquième opus. Je dis bien "petit" car il ne durera que l'espace de deux chapitres, avant de revenir à la trame principale. L'auteur continue son bonhomme de chemin et nous introduit la classique (mais brève) course "underground". Un passage peu poussé qui ne sert finalement qu'à boucler l'interlude (un peu niais) et à mettre en avant de nouveaux éléments et personnages. Le mystère autour du "pouvoir" de Daichi s'épaissit autant qu'il ne s'éclaircit. Il est vrai que l'on connait grosso-modo l'objectif final de la Kirinkai et que la fameuse "puissance cachée" de Daichi est elle aussi grosso-modo révélée. Maintenant la question que l'on ce pose c'est "D'où lui vient cette puissance ?". Du côté des combats et de l'action, c'est toujours fluide et plaisant à suivre, quand bien même l'ensemble reste très classique.


Du côté de l'édition rien à signaler, c'est du bon Kurokawa et l'éditeur confirme son bon statut parmi l'ensemble des éditeurs.


En conclusion, un tome qui offre une petite transition histoire de souffler et de repartir sur le chemin déjà entamé par l'auteur. De nouvelles informations et de nouveaux personnages apparaissent et font que ce tome n'est pas plus mou que les autres et continue sur une bonne dynamique (classique certes)! Il reste quatre tomes à l'auteur pour boucler cette histoire, un bon défi pour ce dernier.

 

family-compo-deluxe-1-panini_S.jpgFamily Compo (Deluxe) Vol.1 :

 

C'est chez Panini (qui détient la quasi totalité du catalogue de l'auteur) que ressort le titre de Tsukasa Hojo "F.Compo". Une édition dite "deluxe" sur laquelle nous allons nous pencher aujourd'hui.


Je ne reviendrais que très rapidement sur l'histoire, puisqu'il s'agit d'une réédition (je reviendrais dessus plus en détail sur le second tome). Petit topo tout de même pour les néophytes, Hojo nous propose une histoire plutôt singulière dans un univers où le travestissement est monnaie courante. Bien entendu, tout est traité de façon plutôt simple et n'est que prétexte à placer des gags où à tirer la larme aux lecteurs. Si pour ce premier tome la pilule passe sans problème, au bout de quatorze tome le résultat ne sera peut-être plus le même si l'auteur ne se diversifie pas. En outre du côté du graphisme c'est comme à l'accoutumé magnifique!


J'attaque maintenant cette fameuse édition "deluxe" et il faut reconnaitre que l'ensemble n'est guère folichon. Pour ceux qui auraient la version Panini de "City Hunter" où "Cat's Eye", c'est exactement le même traitement qui est offert à "F.Compo". En bref : traduction bancale par moment, j'ai l'impression que le traitement des ono est de pire en pire. Par ailleurs, l'impression d'être un idiot quand l'éditeur nous met un astérisque pour le mot "mangaka". Au final l'édition que Tonkam était de meilleure qualité et moins couteuse.


Plus d'une dizaine d'année après la sortie de la série via l'éditeur Tonkam, la série revient sur le devant de la scène, dans une édition "deluxe" pas franchement glorieuse. Cela étant "F.Compo" reste tout de même un manga intéressant (qu'on soit fan ou non de l'auteur) et vaut le coup d'œil.

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