Chronique : Zelda - A link to the past (one-shot)
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Type : Shonen
Auteurs : Akira HIMEKAWA
Editeur : Soleil
Prix de vente : 7.50€
Nombre de tomes France : 1 (terminée)
Nombre de tomes Japon : 1 (terminée)
Date de parution : 1er juillet 2009
Pitch :
Link, jeune garçon plein de vie, est soudainement appelé pendant son sommeil par une étrange voix. C’est celle de Zelda, la princesse du royaume d’hyrule qui appelle au secours. Prisonnière dans son propre château par le magicien Aganihm, elle est condamnée à être le septième et dernier sacrifice humain si elle n’est pas rapidement sauvée. Aganihm et son maître, Ganondorf, souhaitent aller en terre sainte afin de trouver la triforce, objet divin qui permet à celui qui la touche de réaliser les rêves les plus fous. Or, les deux démons rêvent de pouvoir absolu... Link devra donc partir en quête afin de délivrer Zelda et sauver le monde de la tyrannie.
Chronique :
Premier manga d’une série de neuf sur l’un des mythes du jeu video, à savoir Zelda. Alors, est-ce que le manga sera du même acabit que le jeu ?
Un manga bien difficile à juger pour le lecteur et avant la lecture impossible de ne pas se demander « Comment vont faire les auteurs pour retranscrire des dizaines d’heures de jeu, en 220 pages ? ». La réponse est simple, ils n’y arrivent pas et ce n’est pourtant pas fautes d’avoir essayé. Si l’histoire reste très fidèle au jeu A Link To The Past, en un unique tome impossible pour le binôme d’auteur de ne pas trancher énormément de passage. Bon nombre de passages intéressants, notamment les « donjons » passent à la trappe et n’ont droit qu’à une petite case chacun. Difficile donc pour le lecteur de bien s’attacher aux personnages et de rentrer dans l’histoire. On ne retrouve hélas pas le charisme réel des personnages, tout est beaucoup trop « parfait » à ce niveau. Link en bon héros pur, plein de courage, s’en peur et s’en reproche ou la princesse nunuche qui ne fait qu’appeler « au secours » et se faire capturer. L’ensemble ressemble plus à un conte pour enfants, sans violence, avec de « vrai » gentils et des « vrai » méchants.
Pour ce qui est des dessins, le binôme offre des graphismes correct et de ce côté-là pas grand-chose à redire, l’ensemble correspondant pour le mieux à la série. On retrouve donc avec plaisir, le chara design des personnages, les décors familiers, allant même jusqu’aux fameux « pots ».
Du côté de l’édition Soleil fournit une édition honorable pour le lancement de la série. Au menu couverture avec effet glacé, entretien avec les auteurs, ainsi que le producteur du jeu en bonus.
Une initiative sympathique de l’éditeur que de sortir cette licence de Zelda. Les auteurs ont fait de leurs mieux pour retranscrire l’univers immensément riche de Zelda, mais malheureusement n’y arrive que partiellement. La série aurait mérité d’être étalé sur quelques tomes de plus, pour avoir un meilleur rendu.


