Chronique : Togainu No Chi Vol.3
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Type : Shonen
Auteurs : Suguro CHAYAMACHI
Editeur : Ankama Editions
Prix de vente : 6,95€
Nombre de tomes France : 5 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 9 (en cours)
Date de parution : 27 octobre 2011
Pitch :
Avec la mystérieuse arrivée sur le marché d’une forme très concentrée du Line cette drogue qui rend invincible, les choses s’accélèrent à Toshima. Après l’inscription quasi forcée de Keisuke à l’Igura, Akira, l’ex-champion de Bl@ster, réchappe de peu à l’attaque d’un berserker (guerrier-fauve surpuissant) sous l’influence du Line concentré. Qui est l’homme qui le distribue et qui semble utiliser les participants au tournoi comme de simples cobayes ? Et quelle est sa relation avec le chef de l’organisation Vischio, le prétendu invulnérable Il-re ?
Chronique :
Déjà le troisième tome de Togainu no Chi, considérée par beaucoup comme le canard boiteux de la nouvelle ligne éditoriale manga d'Ankama. Voyons de fait si l'auteur est à même d'inverser la
tendance dans ce volume.
L'intrigue s'avère pour une fois moins confuse qu'à l'accoutumée. Si l'ensemble n'évolue que très peu, on s'aperçoit au fur et à mesure que ce tome est moins laborieux à lire que les deux
précédents, grâce à des dialogues un peu moins indigestes, car moins présents. Le titre privilégie ici un peu plus l'action, et s'avère donc plus lisible. Pas non plus de quoi s'emballer,
cependant, car l'intrigue générale patine encore largement dans la semoule, et peine à passionner, au même titre que certains personnages particulièrement insipides. Mais ce plus notable était à
signaler.
Dans la continuité, le graphisme évolue légèrement dans ce volume. Si les scènes d'actions sont toujours aussi confuses (voire plus que précédemment !), d'autres scènes gagnent en qualité
de mise en scène, et quelques planches ressortent du lot. Pourtant, il arrive encore trop régulièrement de tomber sur d'autres pages gâchées par un graphisme amateuriste et grossier, une
ambivalence désagréable. Après, le trait en lui-même demeure égal à lui-même : froid, entièrement rendu sur ordinateur, même au niveau des trames. Adéquat eut égard au propos, dans l'ensemble,
mais parfois peu flexible ou expressif. La faute en revient peut-être à des personnages trop stéréotypés / très typés fan service et calibré pour demoiselles.
En bref, un titre toujours bancal. Si l'on discerne un léger mieux, ce n'est pas encore la panacée. Le potentiel est encore relativement présent, mais l’ensemble peine toujours à
convaincre. Le chemin sera encore long pour accéder à une œuvre de qualité.


