Chronique : Switch Girl Vol.3
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Type : Shojo
Auteurs : Natsumi AIDA
Editeur : Akata/Delcourt
Prix de vente : 6,95€
Nombre de tomes France : 14 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 18 (en cours)
Date de parution : 19 août 2009
Pitch :
Maintenant que « l’affaire Meika » est réglée, Nika n’a plus qu’une chose en tête : le voyage scolaire aux sources thermales ! Mais ce dernier va se transformer en une étrange épreuve de survie... Dans cet étrange contexte, Arata va ouvrir son cœur et son traumatisme se révèlera ! C’est plutôt grave, en fait, alors préparez-vous bien psychologiquement.
Chronique :
Et nous voici déjà rendus au tome 3 de ce shojo un peu spécial, avec une particularité, pour le coup, puisqu'un bon tiers du tome est consacré à la nouvelle qui a lancé Switch Girl.
L'histoire reprend sur un cliffhanger dont la résolution, décevante, semble avoir été censurée par la directrice de publication, comme l'explique par la suite l'auteur dans une note annexe.
On enchaîne ensuite avec un passage de type "voyage de classe aux bains thermaux", d'une originalité folle. Heureusement que le traité choisi par l'auteur change un brin de ce cliché ô combien
stéréotypé et éculé. On a cependant droit à quelques moments affligeant, type la discussion autour des pets. La fin du tome situé aux deux tiers, n'aide d'ailleurs pas à relever le niveau du
(semblant) de récit. Mais la nouvelle remet les compteurs à zéro, avec une histoire beaucoup plus fraîche et posée. Le tout se lit avec fluidité, et apparaît plus intéressant que la série en
elle-même, montrant par là même qu'un concept créé pour une quarantaine de pages ne peut pas forcément se délayer efficacement sur une série de plusieurs tomes.
Les graphismes demeurent quant à eux strictement semblables à avant, du type "shojo stéréotypé" jusqu'au bout des ongles, plein de super-deformed, avec jolies petites trames à fleur et rempli de
fonds vides ou très peu détaillés. Du très très classique, et pas très intéressant bien que relativement efficace, même pour la nouvelle.
Switch Girl reste donc un shôjo très basique dans son déroulement, et son récit, quasi dénué d'intrigues pour le moment n'est finalement ni franchement si drôle ni si original. Un pétard mouillé,
en somme, vu la campagne de communication qui a accompagné la sortie du produit. Faute de savoir correctement construire son récit, l'auteur délaye et meuble depuis le début. À voir si, dans les
futurs volumes, elle saura enfin mettre en avant quelque chose de plus consistant.


