Chronique : Suicide Island Vol.1
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Type : Seinen
Auteurs : Kôji MORI
Editeur : Kazé Manga
Prix de vente : 7.50€
Nombre de tomes France : 1 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 6 (en cours)
Date de parution : 17 novembre 2011
Pitch :
Hospitalisé après une tentative de suicide, Sei se réveille sur une île apparemment désertée. Mais il découvre vite qu'il n'est pas seul du tout, et que cet endroit est en fait utilisé par la société japonaise pour se débarrasser des individus suicidaires dont elle ne souhaite plus assumer le coût. Dans cet environnement oppressant, certains mettent définitivement fin à leurs jours, tandis que d'autres choisissent de recommencer à zéro. Mais tous ont en commun une grande fragilité psychologique, et vivre ensemble, survivre ensemble, deviendra une lutte permanente.
Chronique :
Nous découvrons l’ile, à travers les yeux du héros en même temps que lui. Sei et ses camarades, dont on ignore les raisons qui les ont poussé à vouloir mourir, se retrouvent effacés de la société, leurs noms sont rayés de toutes les listes, ils sont mort aux yeux de la société avant même d’être mort physiquement. Impossible à réinsérer et coutant cher, cette ile sera leur nouvelle demeure. N’ayant aucun respect et goût pour la vie, ils deviennent des parias, des gens inutile à la communauté qui n’ont désormais plus aucune existence légale ni aucuns droits ni devoirs. Au lieu de les aider le gouvernement les enfonce.
Sei et ses nouveaux compagnons tous très fragile et torturés se retrouvent seul face à leurs destin, certains vont choisir de mourir alors que d’autres vont choisir de s’unir pour essayer de vivre, eux qui n’avait aucun but dans la vie en ont désormais un, survivre. Malgré des actes de violences (viols, bagarres) habituels a tout groupe qui n’est plus soumis à des lois, ils vont tous s’entraider, afin de trouver à boire et à manger et de quoi améliorer leur quotidien. On voit les jeunes s’organiser en groupes afin de pêcher ou encore de visiter l’ile pour trouver d’éventuels objet qui leurs permettrait d’améliorer leur quotidien. On se dit que certains objets ne sont pas là par hasard, c’est un peu comme si ils avaient été disposés la spécialement pour eux.
Parmi tous les personnages, trois se démarquent. Sei , avec qui on découvre l’ile, qui passe du désir de mourir au désir de vivre en passant par des phases de désespoir, qui n’a a première vu aucun courage. Il y’a aussi Ryo qui est le chef du groupe dont la détermination cache une souffrance extrême et Kai, un jeune homme qu’a connu Sei dans le passé qui lui aussi prend des décisions. On devine qu’il va y avoir des tensions entre Kai et Ryo.
L’auteur a voulu critiquer à travers ce manga, le taux élevé de suicides qu’il y'a au Japon, à cause de l’exigence de la vie au japon qui oblige les jeunes japonais a toujours devoir se surpasser et poussent les plus fragiles au suicide.
Beaucoup se trouvent inutiles, ils pensent qu’ils ne servent à rien. Le mangaka veut montrer l’importance de la vie, en isolant ses personnages sur une ile loin de tout. Même si tout semble noir, il y a toujours de l’espoir et un but à la vie. Les jeunes gens vont le découvrir en ayant pour but de survivre et en trouvant chacun leur rôle dans cette nouvelle cohabitation, ils ne subissent plus de pression. Ce tome 1 nous en apprend peu sur le passé des personnages car il met en place les bases de l’histoire, je trouve aussi le dessin minimaliste.


