Chronique : Nude Fruit Vol.2
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Type : Shojo
Auteurs : Miyuji KITAGAWA
Editeur : Asuka
Prix de vente : 6.50€
Nombre de tomes France : 3 (terminé)
Nombre de tomes Japon : 3 (terminé)
Date de parution : 16 juin 2011
Pitch :
Anzu Ogura, 17 ans, est obnubilée par sa vie sentimentale et n’aspire qu’à trouver le garçon qui la rendra heureuse. Mais la pauvre désespère complètement de se voir sans poitrine et, par-dessus le marché, encore très gamine. La roue tourne enfin quand l’aîné des frères Omihara lui fait sa déclaration, presque en même temps qu’Ukyô, le benjamin. Anzu est à deux doigts de découvrir l’amour quand elle surprend une conversation très compromettante entre Ichiyô et… sa fiancée ?!
Chronique :
Nude Fruit 2 démarre très exactement là où le 1 s'était arrêté, répondant du coup à la question concernant l'évolution de la relation entre notre héroïne de 17 ans, et l'infirmier de l'école,
également ami d'enfance, d'un bon 25/30 ans.
Rapidement, l'intrigue amoureuse, ou plutôt le classique triangle amoureux, se développe, et l'auteur nous amène à découvrir petit à petit les motivations de certains protagonistes. Pas
extrêmement crédible, le tout a le mérite de lancer un semblant d'intrigue, et de faire rapidement évoluer la situation. On assiste donc aux indécisions, fort classiques, de l'héroïne, et aux
tentatives de ses deux prétendants pour conquérir son coeur. Pour autant, la fin du tome parvient à éveiller l'intérêt, avec une révélation un peu crue, qui, espérons le, poussera notre Anzu à
sortir un peu de ses gongs, et de cesser d'être d'une passivité un peu crispante. En bref, le scénario n'est pas initéressant bien que peu crédible et la direction globale qu'emprunte finalement
le récit devient des plus classiques.
Ce n'est pas pour autant le trait qui relèvera le niveau. Pas déplaisant, il est d'un classicisme à tout épreuve. Très typé shojo lambda, il apparait assez anecdotique et finalement très peu
personnel. Le découpage se veut plutôt lisible, un bon point qui contrebalance l'habituel manque de fonds dans les shojos de ce type. Quant au tramage, il est plutôt discret bien que présent, et
fonctionne correctement.
En bref, le tout se lit toujours facilement, mais l'intérêt descend d'un cran lorsque l'on constate la direction que prend l'intrigue globale. La série se terminant au tome suivant, ce shojo ne
semble vraiment pas réussir, finalement, à se sortir du carcan de la banalité.


