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Chronique : Nude Fruit Vol.1

http://www.manga-sanctuary.com/couvertures/big/nude-fruits-manga-volume-1-simple-19966.jpgType : Shojo
Auteurs : Miyuji KITAGAWA

Editeur : Asuka
Prix de vente : 6.95€
Nombre de tomes France : 3 (terminé)
Nombre de tomes Japon :  3 (terminé)
Date de parution : 27 août 2009

 

Pitch :

 

Je m'appelle Anzu Ogura, j'ai 17 ans. J'en ai assez que les garçons n'essayent jamais de me draguer...même dans les soirées entre célibataires !! En plus, j'ai une toute petite poitrine. À part mes voisins, les trois frères Omihara je ne côtoie aucun garçon. Je les considère presque comme mes frères...mais ces derniers temps j'ai l'impression qu'ils profitent de la situation.


Chronique :

 

 

Si Nude Fruit semble au premier abord viser le même public que les shojos Soleil, il s'avère dans les faits un peu moins maniéré dans son approche du désir, signe d'une tranche d'âge visée finalement plus vieille, ce qui n'est certes pas évident au vu de la couverture.

Passé ladite couverture, c'est une histoire assez quelconque qui nous attend, énième scénario d'amour en milieu lycéen, avec une variante toutefois : même si le triangle amoureux se met en place, l'un des soupirants de l'héroïne s'avère être un adulte d'âge certes pas mûr, mais d'une bonne trentaine d'année, infirmier de l'école, de surcroit. De quoi pimenter l'intrigue et ajouter un côté licencieux plutôt réaliste. Le tout se lit pour le moment très facilement, en restant léger malgré le traité scénaristique déjà assumé en terme de réalisme. Les désirs charnels des protagonistes ne sont donc pas oubliés, et on sent que le tout s'adresse à des lycéennes avec ce qu'il faut de romance et d'humour, même si tout cela n'est définitivement pas très original.

Le trait quant à lui s'avère assez anecdotique, perdu dans un style shojo formaté que régurgitent décidément nombre d'auteurs. Bref, aucune touche personnelle, si ce n'est l'héroïne, dont la bouche semble souvent beaucoup trop proche du nez. L'avantage, c'est que le trait plutôt épuré, allié à un découpage nerveux même si moyennement maitrisé, permet de lire aisément le récit, et ajoute en fluidité. Si l'on accepte d'oublier la présence de super-deformed très maladroits, de rigueur comme souvent dans ce type d'œuvres formatées.

Même si tout cela reste pour le moment anecdotique, on est curieux de voir où le récit va nous diriger, d'autant que la relation entre une mineur lycéenne et un majeur d'une bonne trentaine d'année reste assez border-line tout en étant tout ce qu'il y a de plus vraisemblable.

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