Chronique : Le rouge et le noir
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Type : Seinen
Auteurs : STENDHAL (scénario)/ Collectif (dessin)
Editeur : Soleil
Prix de vente : 6.95€
Nombre de tomes France : 1 (terminé)
Nombre de tomes Japon : 1 (terminé)
Date de parution : 25 mai 2011
Pitch :
Julien Sorel, jeune homme romantique et ambitieux, vit dans le souvenir de l’époque napoléonienne, où un simple roturier pouvait s’élever dans la société grâce à une carrière militaire. Dans ces années 1830, il mène sa vie entre séminaire et charge de précepteur, cherchant la reconnaissance et l’affection des femmes. De ses passions amoureuses naîtront de belles et tragiques liaisons. Une vision romanesque de cette période de l’Histoire.
Chronique :
Poursuivant sa nouvelle aventure éditoriale, Soleil nous propose aujourd’hui de découvrir la version manga du roman Le rouge et le noir, de Stendhal.
Comme de coutume maintenant avec cette collection, ce one-shot se veut une ouverture sur l’œuvre originelle, et n’entend aucunement s’y substituer. Et pour quelqu’un n’ayant pas lu l’ouvrage, il
faut concéder que la lecture de cet opus s’avère plutôt agréable. L’intrigue se suit et se développe sans temps mort, nous permettant une lecture fluide et rapide. L’histoire en elle-même possède
un certain intérêt, et amène un éclairage intéressant sur l’époque évoquée. Il est d’ailleurs à noter que cette fois-ci, la version française dont se fend Soleil utilise un vocabulaire d’époque
plutôt très bien traduit, qui donne au tout une tonalité résolument crédible.
L’auteur a néanmoins la fâcheuse habitude de distiller régulièrement quelques super-deformed fort malvenus, au vu de l’œuvre plutôt sérieuse. Ce qui rompt parfois le rythme et le réalisme mis en
place, et abaisse d’encore la qualité des dessins déjà très discutables. Ces mêmes dessins qui, encore une fois dans cette collection, s’avèrent très cernés, comme si le format présenté n’était
pas celui utilisé par l'édition japonaise. Rien de dramatique, mais cet état de fait couplé à un trait souvent hésitant et parfois franchement raté, laisse cet ouvrage à mi-chemin d’un certain
amateurisme. Le découpage demeure par contre plutôt aéré, n’empêchant pas, de fait, de suivre aisément l’intrigue.
Cette adaptation s’avère donc relativement agréable, un cran au dessus des Misérables, grâce à une narration claire et un vocabulaire réaliste d’époque, amenant une crédibilité qui manquait
jusqu’à présent. Le dessin pourra néanmoins repousser certains, de par son quota non négligeable de maladresses. Ce one-shot ne s’avère pas de fait indispensable, mais change agréablement de la
production actuelle.


