Chronique : La main droite de Lucifer Vol.1
-
Type : Seinen
Auteurs : Naoki SERIZAWA
Editeur : Ki-oon
Prix de vente : 7.65€
Nombre de tomes France : 1 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 6 (terminée)
Date de parution : 13 juin 2013
Pitch :
Quand Yû Katsumi rentre de trois années passées en Afrique dans une ONG, c’est un médecin qui a rompu son serment d’Hippocrate : enlevé par la guérilla locale, il a été contraint de tuer pour ne pas l’être. Depuis son retour au Japon, il n’est plus qu’un marginal au bras droit tatoué à l’image de Lucifer qui passe ses journées à boire, taraudé par le remords… Après une nuit particulièrement agitée, il se réveille dans la clinique du Dr Minamoto, un établissement un peu particulier qui soigne non seulement les sans-abris et les nécessiteux, mais aussi, pour financer le reste, un nombre non négligeable de membres de la mafia. Le jeune médecin a beau s’être juré de ne plus pratiquer, il va s’avérer délicat de leur refuser son aide…
Chronique :
Après "Shiro, détective catastrophe" et "Saru Lock", Naoki SERIZAWA s'essaie à des séries plus sérieuses. Outre "Resident Evil : Marhawa Desire", l'auteur débarque en France avec "La main droite
de Lucifer" chez les éditions Ki-oon.
Pour avoir lu les quatre séries de l'auteur citées plus haut, je peux dire que je le préfère dans un style sérieux où je le trouve carrément plus à l'aise. D'entrée de jeu, l'on sait déjà que la
série ne s'étalera pas sur des tomes et des tomes, puisqu'elle est déjà terminée et compte six volume, un chiffre assez correct. Restant sur le bon souvenirs du dernier volume de "Resident Evil"
ainsi que sur celui du pitch de la série, je me lance avec plaisir dans la lecture. On se retrouve avec un volume assez riche et qui capte l'attention du lecteur sans trop de difficultés.
Yû est un médecin assez torturé après un séjour mouvementé au sein d'une guerre civile en Afrique. Revenu à la "vrai vie" il sombre dans l'alcoolisme et erre dans la ville jusqu'au jour où il
rencontre le Dr.Minatono et sa clinique "spéciale". Un pitch qui semble déjà-vu abordant des thèmes souvent utilisés sur bon nombre de support. Inégalité sociale, système de santé, les réalités
de la guerre etc...
* Bonne idée tatouage effectivement.*
Des thèmes traité ici de façon intéressantes mais qui manquent d'après moi d'un peu de profondeur pour le moment. On reste en surface et SERIZAWA reprend simplement ce que la majorité des
personnes savent, sans pour autant nous en apprendre plus. Vraiment, il s'agit du point qui m'a le plus dérangé sur ce premier volume, le manque de profondeur du récit. C'est bien de vouloir
aborder se genre de sujet, mais il faut avoir les c******* d'assumer et d'y aller à fond ce que ne fait pas pour le moment l'auteur. A noter aussi que l'auteur s'est entouré de certains
professionnel qu'il crédite en fin de volume (psychiatrie, chirurgie, urologie etc...).
Cela étant la lecture est prenante et il faut aussi attendre de voir ce que donne la suite ne jugeons pas trop rapidement. Autrement, le personnage de Yû est intéressant et bien travaillé (avec
un bon background), les autres personnages manquent peut-être un peu de charisme comparé à lui. On retrouve une bonne dose d'action, du suspens et plus de choses restent encore à découvrir, ce
qui promet du bon pour la suite.
Côté graphisme, SERIZAWA fait de l'excellent travail et on remarquera au passage que l'auteur à énormément progressé depuis "Shiro". C'est très détaillé et fouillé et il faut reconnaitre
simplement que c'est beau !
Un premier volume qui offre une lecture de qualité mais une histoire qui manque à mon sens d'audace pour vraiment être excellent. Reste à voir ce que l'auteur proposera dans le second volume...
Dans tout les cas "La main droite de Lucifer" reste un bon titre sur le marché seinen actuel.


