Chronique : La colline aux coquelicots (one-shot)
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Type : Shojo
Auteurs : Tetsuro SAYAMA (scénario) / Chizuru TAKAHASHI (dessins)
Editeur : Akata/Delcourt
Prix de vente : 8.99€
Nombre de tomes France : 1 (terminée)
Nombre de tomes Japon : 1 (terminée)
Date de parution : 11 janvier 2012
Pitch :
Umi a seize ans et fréquente le lycée Kônan. Son père, marin, n'est pas rentré à la maison depuis que son bateau a disparu en mer. Umi croit encore qu’un jour, il reviendra, et c’est pour cela qu’elle garde impeccable la maison familiale sur la Colline aux Coquelicots. Souvent à l'étranger, sa mère photographe la laisse se débrouiller avec sa jeune sœur, son petit frère, et les étudiants à qui elle loue des chambres pour joindre les deux bouts. Malgré ce contexte familial déjà bien difficile, Umi doit de plus faire face aux bouleversements qui sont en train de naître au lycée. Entre révoltes et débats de société lancés par le club de journalisme, mais aussi et surtout sa vie sentimentale, comment Umi pourra-t-elle trouver son équilibre ?
Chronique :
Sorti à la même période que le film du fils Miyazaki, la version manga de la Colline aux coquelicots nous parvient chez Akata. N'ayant pas vu ledit film, cette chronique se penchera
exclusivement sur les qualités intrinsèques du titre.
Et de fait, il devient rapidement difficile, à la lecture, de trouver des qualités à cette œuvre tant elle a mal vieilli. Le propos n'a plus aucun écho de nos jours, et même
rétrospectivement, notre histoire occidentale ne nous permet que peu de jauger l'intérêt de l'intrigue à l'aune du contexte dans lequel ce manga se plaçait à sa sortie. Dans les faits, on se
retrouve donc face à une histoire d'amour cul-cul, et des thèmatiques de récits parfaitement inintéressantes, comme 120 pages à parler du refus de porter l'uniforme scolaire. De quoi rendre la
lecture lénifiante au possible, tant les enjeux nous apparaissent fades. Typique d'une œuvre dont le propos a très mal vieilli, au contraire d'un Voyage de Ryu par exemple. Et ce n'est pas les
piètres qualités narratives qui sauvent le bateau du naufrage. J'en veux pour exemple une fin parachutée sortie de nulle-part, après une tentative avortée de changer le récit en pseudo-tragédie.
Quant aux dessins, ils accusent leur âge. Typiquement dans les canons du shojo de l'époque, ils apparaissent clairement datés de nos jours. Le découpage n'est guère inspiré, parfois un peu
éclaté, et les plans sont très quelconques, peuplés d'arrière-plans vides, ou tramés à coup de fleurs. Le trait en lui-même n'est pas extrêmement détaillé, et souvent un peu caricatural dans sa
représentation comique.
En bref, difficile d'apprécier une telle œuvre de nos jours. Et encore plus difficile de voir ce qui a pu séduire le jeune Goro Miyazaki à l'époque de sa parution, pour qu'il décide d'en
faire son second métrage. Un manga qui, même en contexte, ne parlera que peu à une majorité de lecteurs occidentaux. Dommage.


