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Chronique : Koibana ! Vol.2

http://img.manga-sanctuary.com/big/koibana-l-amour-malgre-tout-manga-volume-2-simple-54949.jpgType : Shojo
Auteurs : Nagamu NANAJI

Editeur : Panini Manga
Prix de vente : 7.05€
Nombre de tomes France : 2 (en cours)
Nombre de tomes Japon :  10 (terminée)
Date de parution : 4 avril 2012

 

Pitch :


Chikai, qui ne cessait de s’immiscer dans la vie d’Hanabi à la moindre occasion, se montre tout à coup distant envers la jeune fille, qui est beaucoup plus affectée que ce qu’elle aurait imaginé. Elle qui pensait détester les garçons s’est peut-être finalement trompée...


Chronique :

 

Disons les choses clairement ce second tome de Koibana est carrément moins bon que le premier. Nous sommes toujours dans un shojo classique, mais l'histoire perd de sa fraîcheur. Nous avions débuté avec une héroïne qui avait d'original sa misandrie. Or dès les premiers chapitres de ce volume, cette même demoiselle s'aperçoit qu'elle est très éprise de Chikai. L'évolution de ses sentiments est si rapide que ça en devient ridicule. De plus, à l'image de son héroïne, tout le manga est incohérent, tant au niveau de la narration qu'à celui du comportement des personnages. Leurs réactions sont tellement imprévisibles que l'auteur donne l'impression de patauger dans son propre scénario.

En outre une chose m'avait déjà choqué dans le premier tome, mais je prenais cela pour une simple maladresse de la mangaka : l'auteur utilise des clichés tellement péjoratifs que ça en est à vomir. Elle nous présente Atsumi, amie de Hanabi, une jeune fille enrobée qui passe son temps à manger et n'ayant d'autres critères dans sa recherche de l'âme sœur que de trouver un garçon ayant autant d'appétit qu'elle. C'est simple à chaque fois qu'on la voit, nous avons le droit à « j'ai faim, » « j'ai envie de manger, » etc...Oui car une personne forte n'est qu'un estomac sur pattes c'est bien connu !

 

L'autre élément m'ayant fait littéralement bondir est cette phrase : « Certaines filles n'ont pas d'amoureux, celles ci ne sont ni des filles ni des femmes »... Pardon ?! Ah excusez moi je pensais vivre au 21ème siècle j'ai dû me tromper. Je sais que le shojo est fait pour permettre aux jeunes filles de rêver, mais s'il vous plaît, un peu d'efforts. On ne vous demande pas une héroïne, tatouée, jurant et crachant à tout va et brûlant son soutien gorge (quoique...), mais une vision un peu plus moderne serait la bienvenue.



Je parlerai des dessins puisqu'il le faut. Ils sont beaux, il faut bien le reconnaître. Le trait de Nagamu Nanaji est facilement identifiable. Elle fait un travail remarquable sur les expressions de ses héros. Malheureusement, les arrières plans sont vides (un point commun avec le scénario donc). Découpage classique, bon rythme.



Pour l'édition, rien à redire, un travail correct. Ils ne se sont pas non plus trop foulé, mais au moins il n'y a ni coquilles, ni dialogues amputés.



Vous l'aurez compris, je suis affligée par ce que j'ai pu lire dans ce manga. Je ne le conseille pas.

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