Chronique : Initial D Vol.6
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Type : Seinen
Auteurs : Shuichi SHINEGO
Editeur : Kazé Manga
Prix de vente : 6,95€
Nombre de tomes France : 13 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 42 (en cours)
Date de parution : 10 décembre 2009
Pitch :
Les sentiments les plus purs sont rarement partagés. Koichiro le découvre à ses dépens quand sa bien-aimée Mako avoue l'avoir approché dans le simple but de lancer un défi à Takumi. Le challenge qui attend alors les membres des Akina Speedstars est double : gagner à l'extérieur, ce que Takumi n'a jamais fait, et comprendre les filles, ce dont aucun d'entre eux n'est capable.
Chronique :
Initial D nous revient donc après un cinquième tome permettant enfin d'échapper au carcan répétitif de la même course se répétant inlassablement depuis 4 volumes.
L'un des personnages féminins précédemment évoqué poursuit très clairement son évolution dans ce volume et on assiste donc à quelques scènes introduisant la nouvelle course, ainsi que le nouveau décor. Tant mieux, tant la série en avait besoin. Le tout re-dynamise quelque peu le récit, en le recentrant sur des personnages plus secondaires, qui prenaient déjà une certaine place dans le tome précédent et s'en trouvent ici approfondis. Ce tome assure ainsi une meilleure cohésion à la série, qui prend petit à petit du galon et fonctionne toujours plutôt bien dans les scènes de courses. Et même en dehors puisque la fin du tome se veut plutôt réaliste et surprend. Humain et plutôt crédible. Finement joué, monsieur Shigeno.
Le graphisme demeure assez similaire à ce qu'on a vu précédemment. Les protagonistes sont toujours un peu figés et maladroits, avec des coups démesurés, mais en dehors de ça, le tout est plutôt homogène, assez généreux en terme de trait et les courses sont plutôt bien retranscrites. L'évolution graphique de l'auteur se poursuit donc doucement, pour proposer quelque chose, en l'était qui est loin d'être déplaisant mais encore largement perfectible. La mise en scène gagne un peu en intensité sur la course de ce tome et montre là encore une progression relativement constante.
Depuis deux tomes, Initial D commence donc à relever le nez. D'abord en évoquant en parallèle des courses de street-racing des histoires annexes certes pas révolutionnaires, mais plutôt crédibles et qui oxygénent du coup la série. Ensuite, parce que l'auteur prend petit à petit ses marques, que cela soit graphiquement ou scénaristiquement. Il était temps.


