Chronique : Immortal Rain Vol.9
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Type : Shojo
Auteurs : Kaori OZAKI
Editeur : Doki Doki
Prix de vente : 7.50€
Nombre de tomes France : 9 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 12 (terminé)
Date de parution : 13 juin 2012
Pitch :
Rain et Machika, qui tentent de stopper la mise à feu de l’ancien satellite militaire activé par Yuca, font cap sur l’Arche de Noé, un cimetière de navires militaires, avec leurs amis Eury et Ayla… qui s’entendent comme chien et chat ! Mais Dora Fork les a devancés et lâche ses anges contre eux. Il a entretemps capturé Yuca qui a perdu toute envie de vivre, et tente de lui arracher le secret de Methuselah… C’est à ce moment-là que Rain surgit…
Chronique :
Voilà déjà le neuvième et avant-avant dernier tome d'Immortal Rain, excellent shojo publié par Doki-Doki. Série jusqu'à présent rythmée et intéressante, il est donc logique de commencer à
se questionner sur la capacité de l'auteur à conclure son récit.
Et de fait, nous n'en sommes manifestement pas encore là. Si les choses se précisent du côté de la trame globale, il est comme de coutume difficile de voir vers quoi l'on se dirige. Qu'à
cela ne tienne, force est de constater que comme toujours, le récit se veut efficace et dynamique au possible. C'est toujours un vrai plaisir de suivre l'intrigue, de constater l'évolution des
personnages, et de goûter à un long combat parfaitement orchestré, sans temps mort, clichés ou mièvreries. Car du shôjo comme le lecteur français le conçoit généralement, le titre ne garde pas
grand-chose, si ce n'est une histoire d'amour esquissée avec délicatesse.
Quant au trait, il soutient comme de coutume admirablement le récit. Rarement un shôjo aura été aussi bien découpé et mis en scène. À cet égard, le long combat de ce tome s'avère
particulièrement réjouissant, tant l'enchainement des cases, et les postures des protagonistes fonctionnent bien. Le tout transpire le travail acharné, vu la perfection de la lisibilité de
l'action. On pourra émettre un bémol sur le design des "monstres", toujours peu inspiré, mais ceux-ci sont de toute façon peu représentés. Les décors sont également régulièrement présents et
assoient parfaitement l'action.
Si le récit n'avance pas énormément dans ce tome, on a toujours du mal à prévoir ce que l'auteur a en tête pour les deux ultimes volumes, ce qui est plutôt bon signe. Aucune baisse de
niveau graphique n'est constatée, et le long combat de ce tome s'avère parfaitement orchestré. Un régal, comme toujours.


