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Chronique : Ichi, the killer Vol.1

http://img.manga-sanctuary.com/big/ichi-the-killer-manga-volume-1-simple-35830.jpgType : Seinen
Auteurs : Hideo YAMAMOTO

Editeur : Tonkam
Prix de vente : 7.99€
Nombre de tomes France : 5 (en cours)
Nombre de tomes Japon :  10 (terminée)
Date de parution : 23 mars 2011

 

Pitch :


Yoshio Anjo, le chef du clan de Yakuzas le plus influent de Kabukicho, disparaît sans laisser de trace avec sa maîtresse et trois millions d’euros. S’il paraît évident pour tous que le vieux s’est offert une retraite en or, son bras droit n’est pas du même avis. Et pour le retrouver, Kakihara est prêt à tout, y compris déclencher une guerre des gangs !

 

A noter que ce manga est décoiseillé aux moins de 16 ans !


Chronique : 

 

 

L'histoire prend place dans le quartier de Kabukicho, connu pour être une zone contrôlée par les mafieux. Clairement Ichi the killer n'est pas un manga à mettre dans toutes les mains. Si vous êtes sensible aux effusions de sang, aux scènes choquantes et au mots crus, passez votre chemin. On ne sort pas de ce manga indemne et un certain malaise se fait ressentir. L'histoire est certes prenante car nous sommes plongés dans ce monde parallèle ou il n'y a pas de limite. Viols, prostitution et meurtre sont le quotidiens de nos personnages. Ichi le « héros » de cette histoire, n'est pas un simple tueur, mais plutôt un boucher. Les raisons de ses agissements sont d'ailleurs quelque peu expliqués lors d'un court flash-back. Le moins que l'on puisse dire c'est que les séquelles sont clairement marquées. Mais il n'est pas le seul, loin de là. Entre Kakihara le mafieux affublé du sourire de l'ange, le « papy » cerveau des opération, et Inoué l'héroïnomane nécrophile, nous avons à faire à toute une galerie de psychopathes. Il se dégage de ce manga une atmosphère totalement malsaine. Il est néanmoins assez captivant. On s'étonne à vouloir connaître la suite : Comment Ichi va évoluer ? Kakihara va-t-il découvrir la vérité sur la disparition de son chef ? Quelles sont les motivations autres que (pécuniaires)du papy ?

Le dessin quant à lui n'est pas spécialement beau s'accordant tout à fait à la dureté du récit. Réaliste tout en restant dans un graphisme résolument manga. Les grimace sont exagérées afin de rendre les protagonistes plus «laids » qu'ils ne le sont déjà. Le sourire d'Ichi risque de marquer dans mémoires.


Niveau édition, rien de spécial à signaler. Tonkam nous offre tout de même une couverture retravaillée, qui je trouve est beaucoup moins kitsch que la couverture du tome japonais. Avec la tête de Kakihara, elle nous informe directement du ton du manga.

 

Ichi the Killer est donc un manga dérangeant, à ne lire que si vous êtes friand de sensations fortes. Nonobstant le côté morbide de l'histoire, on se prend à vouloir continuer la lecture. En espérant que l'auteur ne tombe pas trop dans la surenchère d'images choc au détriment du scénario.



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