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Chronique : Hotel

http://www.manga-sanctuary.com/couvertures/big/hotel-manga-volume-1-francaise-48011.jpgType : Seinen
Auteurs : BOICHI

Editeur : Glénat
Prix de vente : 10.55€
Nombre de tomes France : 1 (terminé)
Nombre de tomes Japon :  1 (terminé)
Date de parution : 26 octobre 2011

 

Pitch :


Cancer, cryogénie, sushi et succube sont au menu de ce recueil. Il regroupe cinq récits écrits et dessinés par Boichi, voguant entre science-fiction et fantastique, et illustrant à merveille le talent du mangaka à jongler entre narration dramatique et humour. En cinq histoires courtes, Boichi y livre une démonstration de son talent tant narratif que graphique.Dans “Hotel”, nous découvrons un “directeur” surveillant depuis sa tour l'évolution de notre planète après la disparition de l'humanité. “Present” nous conte une belle et tragique histoire d’amour. “Rien que pour les thons” suit quant à lui l'étonnante carrière d'un biologiste prêt à sacrifier sa vie pour ressusciter les thons qui ont disparu de nos océans...Ces récits évoquent tout à la fois l'égoïsme individuel, l'irresponsabilité collective, le poids de la destinée, mais aussi la quête de liberté à laquelle aspire tout être humain. Ces éternelles interrogations hantent plus que jamais notre conscience, à plus forte raison lorsque notre espèce se retrouve confrontée aux conséquences engendrées par la croissance de notre civilisation, comme le réchauffement climatique ou le clonage artificiel.


Chronique :

 

La première histoire « hotel » nous montre la fin de l’humanité dû au réchauffement climatique et la construction d’une tour refermant l’ADN de toutes les espèces vivantes sauf celle de l’homme afin de recréer la vie quand tout ira mieux. Nous suivons au travers des yeux d’un gardien robot nommé « Louis Armstrong » la lente descente aux enfers de la terre. Cette histoire qui aurait pu être intéressante nous ennuie à cause de la longueur des termes scientifiques non suivi d’explication. Cela ainsi que l’incohérence dans le nombre d’années passées nous égarent. Cependant le coup de crayon fait ressortir la violence de la fin du monde, grâce à la couleur rouge, et la pureté des paysages. Il y a tout de même de l’émotion dans cette histoire.

 

De l’émotion, c’est ce que l’on ressent dans le deuxième récit intitulé « présent ».C’est pour moi l’histoire la plus réussie du recueil. Nous faisons connaissance avec une jeune fille sortant du coma après une lourde opération. Elle a perdu la mémoire et elle ignore qu’il lui reste que quelques jours à vivre. Au fil de la lecture, on comprend ce qu’il s’est passé. Boichi à travers cette histoire d’amour imbrisable nous émeut. L’amour inconditionnel d’un homme pour sa femme nous touche. On ressent la tristesse et la douleur grâce aux traits du visage parfaitement dessinés des personnages. La souffrance y est incrustée. A travers ce drame personnel nous entrons dans l’intimité de ce couple qui s’aime plus que tout.

 

La troisième histoire « rien que pour le thon », nous parle de la disparition du thon et du travail acharné d’un scientifique pour recréer l’espèce. L’idée de départ est incongrue mais l’humour au milieu de la gravité du sujet nous interpelle. Le sujet est original et bien traité mais un peu exagéré.

 

L’avant dernière histoire, « Stephanos »  traite de la fin du monde à travers la bible. Une femme enceinte qui n’accouche pas d’un bébé. La trame de départ est intéressante mais la durée gâche tout. Elle aurait mérité bien plus que ces quelques pages pour être développée. Boichi aurait dut ménager le suspense. La dernière histoire « Diadem » n’en est pas vraiment une. Sous prétexte de parler de la liberté obtenu par la guerre Boichi se contente de légendes. Le seul intérêt ici est le dessin couleur magnifiquement réalisé.

 

Entre chaque histoire nous avons le droit à des petits récits humoristiques. Boichi avec « hotel » a voulu nous faire prendre conscience de la destruction de la planète par l’homme et de l’amour face à la maladie. Il ne va pas au fond des choses, il ne développe pas assez, il n’y a que le dessin coloré façon apocalypse qui sauve le tout et la magnifique couverture de Glénat.

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