Chronique : Fight Girl Vol.3
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Type : Shojo
Auteurs : Izumi TSUBAKI
Editeur : Akata/Delcourt
Prix de vente : 6.95€
Nombre de tomes France : 4 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 11 (en cours)
Date de parution : 18 mai 2011
Pitch :
De retour chez ses parents pour le week-end, Mafuyu s’aperçoit que tout a changé : son ancienne bande de voyous ne domine plus le quartier ! Peu après son arrivée, elle se fait enlever par le chef d’une bande rivale et apprend qu’une grande baston éclatera bientôt entre les lycées de l’ouest et de l’est. Mafuyu souhaite aider ses anciens camarades, mais ont-ils réellement besoin d'elle ?
Chronique :
Nouveau shojo aux éditions Akata, Fight Girl peinait déjà à convaincre sur ses deux premiers volumes.
Ce troisième volume ne fait guère mieux, disons-le tout net. Plutôt humoristique mais pas très drôle, Fight Girl ne sait comme d'habitude pas sur quel pied danser, traitant de bastons, d'amour et
de comédie sans vraiment assumer ou convaincre sur aucun de ces trois thèmes. Une œuvre qui aurait clairement dû rester à l'état de nouvelle, et qui n'a pas réussi à tirer partie de sa
transformation en série. Un problème récurrent dans un certain nombre de shojos, d'ailleurs. L'auteur a d'ailleurs l'air d'avoir conscience que son récit n'était jusqu'à présent que du vent. Du
coup, elle repart sur une nouvelle intrigue, cependant sans plus d'intérêt. D'autant que l'intrigue principale, si c'est bien ce qui est amorcé à la fin de ce tome, semble réellement peu
intéressante.
Le graphisme, très quelconque, n'aide pas spécialement à faire passer la pilule. Le tout demeure lisible, grâce à un découpage homogène, mais ne se lit pas de manière fluide pour autant.. Les
personnages très typés shojo lambda sont très quelconques, sans charisme particulier. Sans compter que les décors sont souvent absents, et lorsqu'ils sont présents, maladroits, peu intéressants
ou juste pas du tout crédibles. Le jour et la nuit s'alternent n'importe comment au détour d'une scène, et l'évasion d'un entrepôt semble étaler ledit entrepôt sur 20 km, tant les endroits par
lesquels les personnages passent ensuite, sont similaires.
En bref, voilà encore une série au graphisme stéréotypé shojo très quelconque, et d'une qualité très moyenne. L'histoire, quasi inexistante, montre clairement que l'auteur n'a jamais calibrée son
synopsis initial pour le long terme, et le passage en série lui a été clairement dommageable. Malgré un pitch comique, voilà donc une œuvre malheureusement très quelconque.


