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Chronique : Debaser Vol.8 (fin)

http://img.manga-sanctuary.com/big/debaser-globalmanga-volume-8-simple-60248.jpgType : Global manga
Auteurs : RAF

Editeur : Ankama Editions
Prix de vente : 6.40€
Nombre de tomes France : 8 (terminée)
Nombre de tomes Japon :  8 (terminée)
Date de parution : 12 juillet 2012

 

Pitch :

 

Le label indépendant dirigé par Elijah peine à démarrer. Difficile de se faire sa place dans l’univers impitoyable de la musique, monopolisé par Mundial ! Nos héros redoublent d’inventivité pour distribuer leur musique dans des circuits parallèles, notamment sur internet, mais ils peinent à se faire connaître. On peut toujours compter sur les amis (et les petites amies !) pour filer un coup de main ! Peut-être que Princesse, qui finit sa méga-tournée de concerts par Paris, pourra leur être utile…


Chronique :

 

 

La nouvelle est tombée brusquement : ce tome 8 de Debaser sera le dernier - pour le moment du moins (Raf continuera apparemment la parution online, et sera peut-être amenée à sortir un ou deux tomes supplémentaires).

Indubitablement, on franchit donc un cap avec ce tome, avec une fin un peu quelconque et caricaturale, plutôt expédiée. Dommage car certains passages sont comme toujours absolument drôlissimes, principalement les scènes traitant des forums. Le scénario continue donc son petit bonhomme de chemin dans ce tome, sans être forcément aussi inspiré que précédemment - bien que, ne nous leurrons pas, ça n'a jamais été le principal point fort de Debaser. Quant à la fin précédemment évoquée, elle apparait effectivement trop rapide, et sa conclusion n'est que modérément convaincante, tombant comme un cheveux sur la soupe. Dommage donc, bien qu'il est probable que l'ensemble soit rattrapé par la suite dans la parution numérique.

Graphiquement, le trait s'est stabilisé depuis quelques tomes. Comme précédemment, on retrouve cette patte caractéristique, fruit pour une fois réussi d'un mélange entre les influences japonaises et françaises. Raf a parfaitement assimilé les codes du mangas, sans bêtement les recracher et l'ensemble est toujours plutôt dynamique et sympathique. Les cadrages sont travaillés, au même titre que le tramage, clairement réalisé sur ordinateur sans pour autant que l'ensemble soit froid, comme c'est trop souvent le cas.

La série avait trouvé ses marques, et parvenait à chaque tome à nous faire rire, mais indéniablement, on sentait que l'ensemble tournait un peu en rond - ou tout du moins avançait au jugé. De là à finir aussi rapidement, on reste plutôt surpris, mais on place encore quelque espoir dans la suite numérique qui devrait suivre. Et puis bon, soyons clair, ça reste l'un des meilleurs mangas français à ce jour.

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