Chronique : Debaser Vol.6
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Type : Global manga
Auteurs : RAF
Editeur : Ankama Editions
Prix de vente : 6.40€
Nombre de tomes France : 6 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 6 (en cours)
Date de parution : 7 juillet 2011
Pitch :
Ça y est, les Debaser vont enfin signer un album chez Mundial, sous le label PONK ! Le premier contact avec la célèbre major va être rude : entre stars décadentes et anciennes gloires sur le retour, la réalité des couloirs est plus cruelle qu’un plateau de télé-crochet ! La cohabitation avec cette étrange faune qui hante la maison de disques va s’avérer difficile… Tout comme garder son intégrité artistique après le passage au rouleau compresseur du marketing Mundial ! Peut-on garder l’esprit rebelle quand on devient un professionnel des loisirs et de la chanson ? C’est toute la question et le défi qui se posent à Joshua, qui va devoir assumer tant bien que mal son rôle de leader des Debaser pour ne pas décevoir ses fans !
Chronique :
Après un tome 5 mou, en deçà de ce à quoi Raf nous avait habitué, voici déjà le 6ème tome de Debaser, manga français aux éditions Ankama.
D'entrée de jeu, le constat est sans appel. La scène d'intro de ce tome nous permet d'affirmer haut et fort que Debaser est de retour, avec probablement le tome le plus drôle de la série.
Survolté, bourré de clins d’œils, références et autres citations de notre culture française commune, ce manga nous fait comprendre à quel point une œuvre peut perdre de sa force une fois sorti de
son contexte d'origine. Car disons-le clairement, comme nombre de mangas, si l'intrigue principale s'avère universellement compréhensible, les références qui jaillissent de partout nous sont
directement adressés à nous français. Et c'est là que l’œuvre gagne réellement en puissance. D'une drôlerie absolue, ce 6ème volume voit son intrigue progresser avec entrain, en nous évitant un
énième confrontation de "raconteurs". Il s'agissait d'ailleurs de la principale cause d'essoufflement des tomes précédents, de par leur manque d'humour et le côté tournoi, globalement stagnant de
l'intrigue.
Idem pour le dessin : l'auteur a absolument tout compris et progresse régulièrement. Là où ses collègues (par exemple de chez feu Shogun pour ne pas les citer) s'évertuaient à copier bêtement les
mangakas japonais, avec très peu de génie et de brio , Raf s'approprie le meilleur de cette culture graphique pour recréer un trait personnel. Extrêmement dynamique, généreux, et enlevé, il
accompagne parfaitement le récit. Sans compter que le découpage s'avère de même particulièrement pêchu, et montre une progression manifeste par rapport aux premiers volumes, osant quelques effets
de mise en scène bienvenus.
Voici de fait une série qui progresse encore, et qui nous offre de loin ce qui se fait de meilleur dans le paysage terriblement médiocre du manga français. De quoi reprendre confiance quant à son
devenir. Merci à Ankama d'être une si belle pépinière de talents..


