Chronique : Cyborg 009 Vol.2
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Type : Seinen
Auteurs : Shotaro ISHINOMORI
Editeur : Glénat
Prix de vente : 10.55€
Nombre de tomes France : 8 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 25 (terminé)
Date de parution : 24 juin 2009
Pitch :
Laissant derrière eux l’organisation Black Ghost, les 9 cyborgs goûtent à un repos bien mérité. Mais celui-ci est de courte durée : le professeur Kozumi qui devait les retrouver se fait kidnapper ! En réalité ceci n’est que le prélude d’un plan visant à éliminer méthodiquement nos héros ! Deux ennemis majeurs séparent ces derniers du professeur : le cyborg 0012, un cerveau emprisonné dans un bloc de verre, et 0013, dont nul ne connaît le visage. Joe se lance dans une course poursuite impitoyable…
Chronique :
Glénat poursuit tranquillement, avec le présent tome 2, l'édition de cette très vieille série des années 60, culte au Japon et pourtant encore très méconnue en nos vertes contrées.
Compréhensible, lorsque l'on sait que même du Tezuka a souvent du mal à se vendre de par chez nous, alors un de ses anciens assistants, pensez-vous...
Et pourtant, ce serait sous-estimer le bonhomme. Car très clairement, nous sommes en face d'un pur produit de ces années là, et qui nous renvoie directement à tout l'imaginaire collectif japonais
de cette génération d'enfants biberonnés aux mangas, aujourd'hui aux commandes de cette industrie. Ce tome 2 par exemple, contient quelques chapitres axés sur un robot géant, et dont le
traitement et le synopsis nous montre clairement qu'il s'agit d'une œuvre qui a bercé des auteurs comme Urasawa, et dont l'influence se ressent par exemple particulièrement dans 20th Century Boy
ou fort logiquement Pluto.
En bref, certes, le propos est souvent un peu naïf et les héros semblent à même de réaliser à peu près tout les exploits. Certes, le scénario commence légèrement à se répéter avec ces enlèvements
redondants de scientifiques à sauver. Mais si l'on aborde cette œuvre comme une clé permettant de mieux aborder l'histoire du manga, et comme un témoignage de l'enfance de l'actuelle génération
aux commandes du Japon, alors oui, indéniablement, cette série conserve un bon niveau d'intérêt culturel et instructif.
Quant au graphisme, il demeure dynamique et très lisible, au même titre que les œuvres fleuves de Tezuka, clairement estampillés shônen des années 60. Il apparaît également, fort logiquement,
d'inspiration Disneyien et parfois exagéré, comme souvent. Sans surprise, donc, dans la continuité du premier volume et des canons de l'époque.
Une œuvre intéressante que ce Cyborg 009, pour qui s'intéresse un peu à l'histoire du genre manga. Une œuvre de patrimoine, dirons-nous.


