Chronique : Code : Breaker Vol.8
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Type : Shonen
Auteurs : Akimine KAMIJYO
Editeur : Pika
Prix de vente : 6,95€
Nombre de tomes France : 8 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 18 (en cours)
Date de parution : 4 avril 2012
Pitch :
Ce volume met en scène l’entraînement intensif d’Ôgami et Toki par le président... Arrive également un nouveau personnage, tout à fait redoutable, code:05, Rui Hachiôji, qui se fait appeler le prince Louis-Louis, qui est en réalité une fille se faisant passer pour un garçon... En parallèle, on découvre enfin quelle porte ouvre la fameuse clé magnétique... Il s’agit d’un endroit protégé par Inoichi, un étrange automate aux traits de jeune fille. D’ailleurs aucun personnage ne parviendra à entrer, sauf le président qui devait fabriquer à nouveau le philtre rare...
Chronique :
La première page de ce volume annonce le ton : Légèreté ! Nous retrouvons nos héros en plein apprentissage de la vie en communauté. En effets pour moult raisons l'équipe des Code:Breaker se retrouve hébergée chez Shibuya dans le but de parfaire leur entraînement. Ce tome est décidément placé sous le signe de l'humour, un genre de « Friends » version shonen. Est-ce positif ?Tout dépend de vos attentes. Le contexte étant bien mis en place, on se doute que c'est le calme avant la tempête. Il est d'ailleurs répété plusieurs fois tout au long du volume que la guerre est proche. L'accent est mis sur le bonheur qu'éprouve nos jeunes héros à vivre une vie « insouciante». La pression reste sous-jacente car nous avons tout de même des petites piqûres de rappelle quant à la puissance de l'ennemi.
Il est vrai que les fans d'action pure risquent d'être quelques peu frustrés. Heureusement Akimine Kamijyo compense avec pas mal de scènes d'humour. Ces petits moments du quotidien nous permettent d'aborder nos protagonistes sous un angles nouveaux : malgré leurs pouvoirs ce ne sont que des adolescents.
Un nouveau personnage, le Code:Breaker 5 fait son apparition et a lui aussi sont lot de bizarreries. Tout d'abord concernant son genre, puis sa personnalité. Son passé semble compliqué, l'auteur nous lance d'ailleurs une ou deux petites informations concernant son passé, histoire d'éveiller notre curiosité.
Le trait de l'auteur est toujours précis mais connaissant sa précédente série, une impression de cafouillage se fait ressentir. Les dessins sont malgré tout très beau, et les passages comiques sont renforcés par des SD bien réussies. C'est un vrai plaisir pour les yeux ( les fans de bishonens ne me contrediront pas). N'ayant pas vraiment de scènes d'action à mettre en valeur le découpage choisit reste assez classique.
Le gros point négatif, et la j'insiste reste la traduction. J'ai l'impression de le dire à chaque tome ( ah non, ce n'est pas une impression...) mais il faut vraiment arrêter de nous coller des suffixes de politesse. D'autant qu'ils sont mal retranscris (« Tchan » »Kuun »), ni expliqués (« Dono », pour les néophytes cela ne représente rien). Idem pour les onomatopées (« Yaaahyeha ») et l’interjection « Hein » qui devient « Haaïn », ce n'est ni français, ni même japonais. De même qu'un « nani » s'est glissé dans les pages ».
Ce tome 8 de Code Breaker est clairement un tome de transition. Il aurait été préférable d'y intégrer un peu plus d'action. Les fans de la série apprécieront certainement la lecture mais resteront sur leur faim. Le tome 9 nous promet de remuer un peu plus d'après l'auteur, espérons que ce soit vraiment le cas !


