Chronique : Black Joke Vol.4
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Type : Seinen
Auteurs : Rintarou KOIKE (scénario)/ Masayuki TAGUCHI (dessin)
Editeur : Ankama Editions
Prix de vente : 6.95€
Nombre de tomes France : 4 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 6 (en cours)
Date de parution : 19 janvier 2012
Pitch :
Che-lin Wan-chok, princesse de l’ancien royaume de Rhutan, se réfugie à l’hôtel Onsen, pour échapper à l’oppression de son propre gouvernement, en pleine révolution démocratique. Elle est protégée par Ginjirô Kyôgoku, dit le « Tigre Rouge », un légendaire justicier de Rhutan. Mais le grand séducteur et tacticien Kiyoshi Kira ne tarde pas à découvrir le pot aux roses et piège l’usurpateur à son propre jeu de comédie. Car le véritable « Tigre Rouge », ce n’est pas lui, mais Kodama Dôji, l’homme le plus puissant jamais vu à ce jour ! Le voilà en héros médiéval, défendant la veuve et l’orphelin !
Chronique :
Black Joke, nouvelle série de l'auteur de Battle Royale, poursuit son petit bonhomme de chemin avec trois tomes sympathique. Voyons quelle évolution nous proposera ce tome 4.
Car évolution il y a. Prenant probablement de l'assurance, le scénariste se permet dans ce tome d'étendre son histoire sur l'ensemble du volume. Il était temps ! Si on sent encore
clairement quelques hésitations dans le déroulé, deux parties étant très distinctes et fort peu liées, il est agréable de suivre une histoire d'une plus grande ampleur, et de voir un des
personnages principaux sous un autre angle. L'intrigue ne va pas encore chercher bien loin cela dit, et le tout se veut principalement divertissant. Pour autant, cette évolution permet
d'envisager une intrigue plus constante et fouillée par la suite, son absence demeurant le principal défaut de cette série.
Le graphisme n'évolue de son côté que très peu. Le découpage est comme toujours très bon, efficace au possible, et les scènes de combat parfaitement lisibles et bien rendues. Le travail de
la trame est toujours très qualitatif, au même titre que le niveau de détail. On pourra cependant reprocher au dessinateur l'utilisation trop voyante de clichés comme base pour un certain nombre
de personnages secondaires, mais curieusement, uniquement dans le flashback. Le rendu de la peau et des lèvres en souffre principalement, créant une petite rupture graphique avec le héros de
cette partie. Mais ce n'est qu'un détail, l'ensemble étant comme toujours parfaitement calibré pour plaire.
On peut donc saluer une discrète mais effective évolution, tout en tablant sur le fait qu'elle se poursuive. En l'état, on se retrouve donc face à une série encore mineure, mais diantrement
efficace dans son créneau "action de série B". Recommandée aux amateurs.


