Chronique : Battle Club 2nd Stage Vol.1
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Type : Seinen
Auteurs : Yuji SHIOZAKI
Editeur : Asuka
Prix de vente : 8,50€
Nombre de tomes France : 3 (terminé)
Nombre de tomes Japon : 3 (terminé)
Date de parution : 25 juin 2009
Pitch :
Kintama, Mokichi et tous les membres du Battle Club sont de retour dans une série d'aventures complètement déjantées ! Le meilleur du shônen de sport enrobé d'humour graveleux et de fan service décomplexé !
Chronique :
Ne nous leurrons pas : nous avons en face de nous un pur produit japonais, comme eux seuls savent les produire et les vendre. D'ailleurs la couleur est affichée avec la couverture d'un rare
mauvais goût malheureusement assumé. Le tout sera donc dédié au fan service et à l'humour le plus gras. Jusqu'à l'overdose. Argl.
L'auteur a néanmoins la gentillesse de sauver les apparences, en vendant son récit comme un shônen sportif. Mais bon, il est surtout question de la manière les héroïnes vont bien pouvoir se
dénuder par accident, ou tout du moins nous montrer leurs poitrines inhumaines d'une bonne quinzaine de kilos en gros plans. Les passionnés de la chose seront aux anges, les autres horrifiés.
L'autre problème, c'est que dans sa volonté de nous présenter toujours plus de paires de seins, on assiste même à du travestissement de personnages masculins, avec attribution de poitrines
démesurées, tout en étant alors dessinés comme des sex-symbols féminins, avec tout ce qui faut, là où il faut. L'auteur multiplie à l'envie scènes dénudées, prétextes débiles, et situations
graveleuses (avec chiens tentant de s'accoupler dans toute sorte de positions avec l'héroïne, scènes d'incontinences, personnages dont le passe-temps préféré est d'uriner, etc). On aboutit donc à
une totale vacuité de scénario. Ah bah non, en fait, même pas, il n'y a juste pas de scénario.
Le graphisme, quant à lui, est travaillé comme il se doit dans ce genre d'œuvre, et nul doute que Yuji Shiozaki a perfectionné pendant de nombreuses heures son traité des poitrines plantureuses.
Rassurons de suite le lecteur, aucune planche à pain à l'horizon, que des canons. Même les hommes, c'est dire. Re-argl. Le trait est donc très précis, bien tramé, l'anatomie très détaillée et les
proportions bien fichues. Les décors ne sont pas en reste, et l'œuvre tient tout à fait la route de ce point de vue là, les aficionados seront aux anges.
À réserver aux accros de fan-service un peu extrême. Tout à fait dans la lignée éditoriale de The Qwaser of Stigmata... Les fans se rueront probablement dessus, les autres passeront leur chemin
en hurlant. Fort. Aaaaaaah.


