Chronique : Ascension Vol.11
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Type : Seinen
Auteurs : Yoshiro NABEDA (scénario) / Shin'ichi SAKAMOTO (dessin)
Editeur : Akata/Delcourt
Prix de
Nombre de tomes France : 11 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 17 (terminé)
Date de parution : 14 novembre 2012
Pitch :
Miyamoto Hajime est de retour mais celui-ci n’est décidément que source de déception. Il ment, il vole, il fuit, laissant Buntarô plus seul que jamais, hanté par la certitude que sa vie ne sera à présent qu’une éternelle solitude. Mais voilà qu’au détour d’un sentier embrumé du mont Fuji, une sensation étrange s’empare de lui… L’ermite des sentiments ne serait donc pas qu’un coeur de pierre ?
Cette série fait partie des coups de cœur du blog, un article en avait déjà fait cas.
Chronique :
Je vous fais une chronique à chaud. Je viens juste de fermer le tome et je n'ai qu'une seule envie : vous parler de ce manga. Chaque volume est une véritable claque. On se fait littéralement happer par la lecture (plusieurs fois je me suis rendue compte que j'avais arrêté de respirer). Mori arrive encore à nous surprendre, malgré le fait que nous le suivons maintenant depuis un moment. Il a gardé ce côté naïf . On pourrait penser qu'il a appris de ses erreurs passées cependant il continue à faire confiance aux autres. Il en est attendrissant, même si par moments j'ai eu envie de le secouer. En même soyons francs, ça fait parti de son charme. (est-il nécessaire de préciser que je suis profondément amoureuse de lui ? Non...c'est bien ce qu'il me semblait)
Le seul véritable point négatif à cette série, c''est qu'il faut s'accrocher si l'on veut tout bien saisir. La narration n'est pas linéaire et nous avons des sauts dans le temps. Le tout sans transition, donc un petit moment de relâche et vous voilà à retourner vos pages pour voir où vous avez louper le coche. En soi, ce n'est pas une catastrophe, mais ça fait de ce manga une lecture qui n'est pas forcément accessible à tous. Enfin si...disons plutôt que les moins courageux jetterons l'éponge (mais pas vous chers lecteurs, vous vous êtes un peu les Spartiates du mangas, vaincre ou mourir etc...)
Arrêtons la digression et revenons en au manga : un nouveau personnage fait une entrée fracassante (façon de parler). Elle arrive quelque peu à entailler la carapace affective que c'est construit Buntarô. Et là je dois vous prévenir, ce manga comprend une des scènes les plus sensuelles qu'il m'ait été donné de voir en 15 ans de lecture manga-esque. Le mangaka nous dessine cette scène, qui n'est au final qu'un sauvetage, avec une telle intensité que je pourrais presque entendre le souffle de Mori. Je lui tire mon chapeau. Sérieusement, tout ce joue dans la subtilité et la retenue (chose bien trop rare) et pourtant c'est une scène ou globalement il ne se passe rien.
Il faut dire que la façon de dessiner de Shin'Ichi Sakamoto y est pour beaucoup. Pour être équitable je dirai que le dessin est à la hauteur du scénario. Sachant que le scénario justement est béton, imaginez le résultat des deux. Les expressions...non mais ce jeu de regard, tout ce qu'il arrive à faire transparaître avec si peu de case ! Même en enlevant un tiers des dialogues, le manga ne perdrait pas en intensité tellement Monsieur Sakamoto arrive à nous faire passer les émotions de ses personnages. Et les décor...ils sont tous simplement à couper le souffle. Le paysage est un protagoniste à part entière. La nature prend vie.
Je vais m'arrêter ici car comme vous l'aurez compris je ne tarie pas d'éloges sur « Ascension », je pourrais vous en écrire trois pages mais le plus simple serait que vous vous en fassiez une idée vous-même. Tous ce que je peux vous dire, c'est que ce manga est une perle. En gros c'est le genre de manga que quand un ami vous demande de le lui prêter vous hésitez entre la joie de lui faire découvrir et la peur de lui prêter et qui vous le perde (la solution étant de lui dire « oui, OK pas de soucis installes-toi et lis le ici, chez moi!)


