Chronique : A fleur de peau Vol.1
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Type : Shojo
Auteurs : George ASAKURA
Editeur : Akata/Delcourt
Prix de vente : 6.99€
Nombre de tomes France : 10 (en cours)
Nombre de tomes Japon : 12 (en cours)
Date de parution : 10 mars 2010
Pitch :
À douze ans, Natsume, jeune fille populaire et un brin superficielle, quitte Tokyo, contrainte et forcée - ainsi que son travail de jeune mannequin pour suivre ses parents à la campagne. D'abord déprimée, elle finit par faire la connaissance de Kôichiro, un garçon envoûtant qu'entoure une aura de mystères. A son contact, elle commence à prendre conscience de sa propre singularité. Mais tandis que Natsume est subjuguée par son camarade, celui-ci l'ignore superbement devant les autres. Bien décidée à ne pas rester dans l'ombre, elle fera tout pour reconquérir la position de leader qu'elle avait autrefois. Débute alors une étrange parade, mêlant séduction et domination, entre ces deux êtres à fleur de peau...
Chronique :
En lisant le synopsis, j’ai eu quelques craintes… Et malheureusement elles se sont avérées être exactes. Douze ans … c’est jeune tout de même. Mais alors quand j’ai vu le métier là je me suis vraiment demandé sur quel manga je m’étais embarqué. Le mannequina à 12 ans… J’aurais bien plus vu une jeune fille de 16 ans. Mais bon passons outre.
Les personnages sont tout bonnement infâmes. Les enfants ont 12 ans, ils réfléchissent comme des ados de 17 ans, et qui plus est ils ne sont pas charismatiques pour un sous. Le héros bad boy sonne tout à fait faux (je te vois pour la première fois, je t’étrangle…charmant) et l’héroïne est complètement imbuvable.
L’histoire est là … mais elle est bancale, trop rapide et pas originale. Si parfois le shojo peut trouver sa force dans son cliché, celui-là rend fadasse au possible. Genre le petit garçon de 12 ans qui dit à la moitié du volume que l’héroïne lui appartient alors qu’il la connait depuis une semaine… Y a tout intérêt de croire au coup de foudre monstrueux qu’a voulu mettre en place la mangaka.
Pour ce qui est du dessin, faut fermer les yeux dessus je dirais. En fait je le trouve pas si mauvais que ça, mais conviendrait bien mieux à une histoire « grave » genre le type tranche de vie dramatique.
L’édition est très bien même si on salue la bizarrerie de la traduction du titre du manga.
Bref pour moi on est loin d’un grand shojo. Je pense qu’à la lecture, les jeunes filles de 10-12 ans trouveront leur bonheur. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts et ce dire que la mangaka a eu du mal à trouver ses marques et rattrapera le tir dans le volume suivant.


