Chronique : 100% Doubt
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Type : Shojo
Auteurs : Kaneyoshi IZUMI
Editeur : Kazé
Prix de vente : 6,50€
Nombre de tomes France : 6 (terminé)
Nombre de tomes Japon : 6 (terminé)
Date de parution : 12 novembre 2009
Pitch :
Le mot “ Jimmy ” est un terme argotique qui désigne les filles moches et ringardes. Ai Maekawa, 15 ans, décide de rompre avec son triste passé de jimmy au collège et entre au lycée métamorphosée en superbe jeune fille, après avoir fourni d’exténuants efforts. Très vite, elle jette son dévolu sur Sô Ichinose, un garçon extrêmement populaire, mais on ne perd pas si facilement ses vieilles habitudes…
Chronique :
Oh, un shojo pouffiasse dans nos vertes contrées ! Raccourci réducteur (espérons), mais en l'état, soyons clair : ce manga fait pour le moment l'apologie de la femme superficielle, dans toute sa
splendeur.
Avant, notre héroïne était moche. Arrive la période du lycée, et les hormones qui la titille. Pour trouver mâle à son pied, cette dernière se métamorphose alors par le biais du "sur-maquillage",
des produits de beauté, des régimes, et j'en passe.. Bref, un pur produit artificiel obnubilée par son aspect extérieur, et par extension complètement cruche. Seul son sale caractère sauve un peu
la mise. Quant aux mecs, beaux-gosses insaisissables au centre de toutes les préoccupations de nos adolescentes, ils ne brillent pas par leur intelligence. Avec un scénario aussi mal dégrossi
bien qu'indirectement amusant, il nous reste à espérer que l'auteur prenne bien cela au second degré. Seul l'avenir nous le dira, car si c'est avéré, c'est encore trop peu assumé.
Le graphisme n'est que moyennement maitrisé. Si l'ensemble se tient, on tombe régulièrement sur des déformations de visages et autres disproportions du rapport cheveux/tête. Le travail sur les
arrière-fonds est par ailleurs assez quelconque, même s'il a le mérite d'exister, contrairement à nombre de shojos. Par ailleurs, le tramage n'est pas inintéressant, et laisse supposer une
évolution graphique potentielle. Seul point réellement énervant de l'ensemble : sa propension a placer une sorte d'ovale en bas de l'iris de ses personnages, donnant l'impression que la plupart
des protagonistes sont en train de pleurer.
100% Doubt est donc un shojo relativement anecdotique, comme il en existe tant. Il a le mérite d'amuser, mais on se retrouve, en fin de volume, à se demander si nous sommes bien face à du second
degré. Si oui, nul doute que cette série pourrait se bonifier en l'assumant totalement. Si ce n'est pas le cas, fuyez. Très vite. Réponse dans les prochains tomes.
Ces détails mis de côté, 100% Doubt demeure un shojo relativement anecdotique, comme il en existe tant chez nous. Le tout, par son aspect assez caricatural, a le mérite d'amuser, mais on se
retrouve, en fin de volume, à se demander si nous sommes bien face à du second degré. Si oui, nul doute que cette série pourrait se bonifier, et devenir plus amusante en forcissant le trait,
bref, en l'assumant totalement. Si ce n'est pas le cas, cette éloge de la femme superficielle aura eu le mérite de faire rire, avant de faire fuir son lectorat qui poussera plus loin sa lecture
en gardant un semblant de distance critique. Réponse dans les prochains tomes.


