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Le "crush" de la semaine : Kenichi, le disciple ultime

Cette semaine je reprend la main. Je me suis demandé sur quoi j'allais me pencher cette fois et après m'être longuement trituré le cerveau, j'ai décidé de parler de "Kenichi - Le disciple Ultime". Une série que j'avais débuté sur les conseils d'un ami et si j'aime beaucoup la série, j'avoue que dans la masse de lecture que j'ai, "Kenichi" s'est rapidement retrouvé dans la pile des lectures en retard (une dizaine de tomes tout de même !). Comme possédé par le démon de minuit (qui m'entraine au bout de la nuit), j'ai rattrapé mon retard d'une traite il y a quelques jours. Du coup, je me suis dit pourquoi ne pas faire un "crush" sur cette série puisque après tout elle déchire sa génitrice !!

 

 

Keniquoi ?

"Kenichi", triple buse !! C'est quand même le nom du disciple ultime donc tu ferais bien de le retenir. "Kenichi - Le disciple Ultime" est une série de Shun MATSUENA, toujours en cours au Japon (56 volumes) et qui est publiée en France aux éditions Kurokawa sous la forme de 2 saisons (S01 - 29tomes, terminée et S02 - 5 tomes, en cours) pour le moment. Pourquoi diviser une série en saison ? Pour les mêmes raisons qu'avec "Ippo". On sait que le lectorat diminue au fil des tomes sur de longues séries et pour donner un second souffle à "Kenichi" l'éditeur a donc choisi de découper la série en saisons. Il s'agit d'un shonen Nekketsu dans la plus pure tradition du genre, mais j'y reviendrai plus bas.

L'histoire nous narre la vie de Kenichi, un lycéen amateur de jardinage, qui fait partie de ceux qui pensent que tout peut s'apprendre à travers les livres (même se faire des amis). Sa vie changera du tout au tout lorsqu'il rencontrera la charmante Miu et qu'il constatera son impuissance lors d'une bagarre de rue. Décidé de devenir plus fort, il demande donc de l'aide à Miu qui lui présente ses maitres. Débute alors pour Kenichi une longue route pour devenir plus fort et protéger ceux qu'il aime.

Le "Nekketsu" ultime ?!

Alalala… Le shonen nekketsu, qu'est-ce que j'ai pu en bouffer depuis toutes ces années. Un genre avec lequel j'ai de plus en plus de mal avec le temps, mais certaines séries font tout de même office d'exceptions. Dans "Kenichi" on retrouve beaucoup de points du genre, tel que : l'objectif à atteindre, peu importe les obstacles ; le côté naif et à 100% pour la justice du héros ;  la plupart de ses premiers adversaires qui deviennent ses alliés ; et lorsqu'il est en mauvaise posture, le héros se transcende. Il y a d'autres points, comme le côté extrêmement répétitif du scénario ou la montée en puissance progressive des ennemis qui sont aussi de la partie. On termine bien entendu avec les valeurs que véhicule la série, à savoir : l'amitié, le courage, l'entraide, la justice et d'autres.

Du coup, c'est beaucoup d’éléments qui, s'ils sont mal mixés, devient rapidement indigestes. La longueur n'est pas un obstacle à partir du moment où l'auteur sait doser et mélanger le tout. C'est le cas, je trouve, pour "Kenichi" ! Je reconnais que par moment certains passages sont un peu "gros", mais ils sont peu nombreux et tellement bien dilués dans le scénario que ça glisse comme papa dans maman. Je suis d'ailleurs le premier étonné, mais en regardant en arrière, je trouve qu'après plus de trente tomes, je n'ai pas vraiment constaté de longueur, c'est extrêmement fluide et bien mené (à partir du moment où vous adhérez à l'univers du manga).

 

 

Kenichi.... ses alliés… et ses ennemis !

Il faut avouer que la galerie de personnages que propose l'auteur est assez impressionnante. Outre Kenichi (qui est un héros comme on en voit beaucoup), le personnage de Miu est intéressant puisque pour une fois il ne s'agit pas d'une simple "potiche". Cette dernière est pour l'heure plus "forte" que le héros et ne se repose pas dessus bêtement. Côté alliés, le choix est grand. On retrouve, dans un premier temps, Niijima, un personnage aussi décalé que fin stratège. Pas forcément attachant, il n'en reste pas moins un protagoniste actif dans le bon fonctionnement de la série et surtout sur la partie humour. On retrouve, en second temps, les fameux "maitres" : Akisame (le maitre zen et posé), Sakaki (une montagne rappelant vaguement Kenshiro (Hokuto no Ken) et tête brulée), Ba (spécialisé dans les art-martiaux chinois, c'est avant tout un gros pervers), Apachai (un boxeurs-thai aussi neuneu que mortel), Shigure (qui apporte la touche féminine mais qui n'en reste pas moins la plus redoutable combattante armée) et L'ancien (qui n'est autre que le grand-père de Miu et qui est accessoirement l'homme le plus fort de la planète !). Une palette de maitre qui offre beaucoup de potentialités à Kenichi, mais qui offre aussi beaucoup de possibilités au niveau du scénario et de l'humour (une fois de plus).

Qui dit manga de baston, dit aussi une pléthore d'ennemis et "Kenichi" n'y fait pas exception. Les premiers adversaires du héros deviendront rapidement ses alliés (Takeda, Ukita, Kisara, Thor, … pour ne citer qu'eux)., mais d'autres ne basculeront jamais du côté de la justice et nous retrouverons, à l'opposé, l'organisation Yami. Pour le moment nous découvrons à peine la partie immergée de l'iceberg et il faudra encore patienter pour connaitre le fin mot de l'histoire.


Du coup ya de la castagne là-dedans ?!

Bah ouais mon gars ! Et pas qu'un peu !! Déjà t'as droit assez souvent aux entrainements (totalement dingues) de Kenichi et bien sûr à une bonne flopée de combats (même un tournoi). Le plus intéressant à ce niveau reste la capacité du mangaka à mêler réalité et fiction. On retrouve de nombreux styles de combats existants, ainsi que certaines méthodes d'entrainements et techniques (très bien expliquées d'ailleurs quand il le faut). En parallèle, on retrouve une certaine surenchère de puissance (notamment chez les maitres, rien qu'à entendre leurs surnoms) et des éléments assez peu réalistes qui s'incrustent (ya qu'à voir les entrainements de Kenichi). En jouant sur les deux tableaux, l'auteur prend un risque, mais qui s'avère payant. En effet, on ne retrouve pas la "lourdeur" que peuvent avoir certainement explications trop "réalistes", le côté exagéré apporte de la légèreté mais aussi pas mal de fun (voir les maitres exploser des tanks c'est quand même jouissif !). D’autre part, on retrouve justement de vraies bases qui tranche par moment avec cette folie, "l’empêchant" de trop partir dans le n'importe quoi.

 


Kenichi et les boobies...

Ouais, je devais quand même en parler ne serait-ce que sur quelques lignes. Dans "Kenichi" il y a du fan-service comme on en retrouve dans beaucoup de mangas. Il faut dire que les personnages féminins sont globalement dotés de bonne grosse paire de boobs et surtout de tenues assez "près du corps". D'ailleurs, il y en a pour tous les gouts histoire de ne pas faire de jaloux. Si tu aimes les planches à pain, tu en trouveras aussi ! Je tiens tout de même à dire que grosso-modo, on n'y fait plus trop attention et l'auteur garde ce genre de "choses" pour le revers de la couverture.

Et graphiquement ??

C'est encore une fois bien joué, MATSUENA mélange les styles. On retrouve un trait assez particulier, rondouillard par moment, tendant vers le sérieux, mais avec quelques phases en SD. Il est vrai que, quand il n'y a pas de combats, ça ne casse pas trois pattes à un canard ; en revanche dès que baston il y a, le manga gagne en fluidité et on ressent vraiment les émotions que l'auteur tente de dégager à travers son manga. 

Pour être clair, "Kenichi, le disciple ultime" est un manga de baston comme je les aime. On y trouve de la baston (fort heureusement), de l'humour, de l'émotion et des personnages charismatiques, que demander de plus pour ce genre ?? La série est divertissante, sans pris de tête et pour un "nekketsu" pas "lourde". En vrai "Kenichi" me rappel beaucoup l'une des premières séries que j'avais découvert en France, "Noritaka" (pour ceux à qui ça parle). La série est un peu longue certes, mais la qualité est au rendez-vous. Du coup à l'heure actuelle sur le marché français "Kenichi" est simplement le meilleur dans son genre !!

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